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Tome sixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

aux extrémités duquel il agrafe des peignes à manche, de manière quilspuissent être démontés facilement. La vapeur arrive par lun des bouts delarbre et se distribue par plusieurs petits tubes dans les parties creusesdes branches du croisillon, afin de chauffer les peignes qui y sont appli-qués; puis elle sort, conduite par dautres tubes semblables, à lautrebout de larbre. Linventeur dit que six ouvriers peuvent continuellementtravailler à cette machine, savoir : les chargeurs, les déchargeurs, les-grossisseurs et le maître peigneur.

Lorsque les peignes sont ainsi chauffés et chargés de laine, on lestransporte sur la jante creuse dune roue circulaire dont les bras sontégalement creux, pour la circulation de la vapeur. Cette roue est com-mandée par le mécanisme détirage qui na rien de particulier par rapportà ce qui existe ; à mesure quelle tourne, la laine est étirée p ar les cylindrescannelés et formée en rubans.

Peigneuse Saulnier. Ce constructeur (1), à qui lindustrie doit plu-sieurs inventions remarquables, a cherché à imiter le peignage à la mainpar un procédé mécanique, en sécartant complètement de tout ce quisétait fait jusqualors. Il a cru devoir, à cet effet, opérer à laide de plu-sieurs machines distinctes qui remplissent chacune une fonction parti-culière , ce sont : 1° la machine à charger les peignes ; 2° la peigneuseproprement dite ou machine à tirer les traits ; 3° le banc à réchauffer ;4° la machine rotative pour les laines longues.

Il serait difficile de faire comprendre ces appareils sans le secours defigures spéciales ; mais comme il ne paraît pas que jusquici lauteur en aitfait des applications dans quelque établissement, nous pensons quil estconvenable den attendre les résultats avant den donner les dessins et unedescription suffisamment explicite.

Nous croyons devoir rappeler que nous avons mentionné, en dehorsdes inventions déjà citées dans la notice historique de notre troisièmevolume, les divers brevets pris jusquen 1843 pour le peignage de la laine.Pour compléter cet article, nous navons quà ajouter à ce qui précède,et seulement comme mémoire, les brevets récents qui suivent :

(1844). 1° Brevet daddition au brevet de 1843. Perfectionnements ajoutésaux machines propres à peigner la laine, par M. Lister, de Londres .

(1844). 2° Brevet de cinq ans. Appareil additionnel propre à retironner lalaine sur les peigneuses Collier , par M. Pratviel, filateur.

(1845). 3° Brevet de quinze ans. Perfectionnement dans le peignage deslaines, par MM. Seillière, Heywood et C e , manufacturiers, à Schirmeck .

(1845). 4° Brevet daddition au brevet de 1840. Perfectionnements auxmachines à peigner la laine, nouveau mécanisme pour dédosser linté-

(1) M. Saulnier aîné sest fait breveter pour son système de peignage mécanique le 34 octobre4844 i son brevet a été demandé sous lempire de lancienne loi relative aux brevets dinvention.