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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
aux extrémités duquel il agrafe des peignes à manche, de manière qu’ilspuissent être démontés facilement. La vapeur arrive par l’un des bouts del’arbre et se distribue par plusieurs petits tubes dans les parties creusesdes branches du croisillon, afin de chauffer les peignes qui y sont appli-qués; puis elle sort, conduite par d’autres tubes semblables, à l’autrebout de l’arbre. L’inventeur dit que six ouvriers peuvent continuellementtravailler à cette machine, savoir : les chargeurs, les déchargeurs, les dé-grossisseurs et le maître peigneur.
Lorsque les peignes sont ainsi chauffés et chargés de laine, on lestransporte sur la jante creuse d’une roue circulaire dont les bras sontégalement creux, pour la circulation de la vapeur. Cette roue est com-mandée par le mécanisme d’étirage qui n’a rien de particulier par rapportà ce qui existe ; à mesure qu’elle tourne, la laine est étirée p ar les cylindrescannelés et formée en rubans.
Peigneuse Saulnier. — Ce constructeur (1), à qui l’industrie doit plu-sieurs inventions remarquables, a cherché à imiter le peignage à la mainpar un procédé mécanique, en s’écartant complètement de tout ce quis’était fait jusqu’alors. Il a cru devoir, à cet effet, opérer à l’aide de plu-sieurs machines distinctes qui remplissent chacune une fonction parti-culière , ce sont : 1° la machine à charger les peignes ; 2° la peigneuseproprement dite ou machine à tirer les traits ; 3° le banc à réchauffer ;4° la machine rotative pour les laines longues.
Il serait difficile de faire comprendre ces appareils sans le secours defigures spéciales ; mais comme il ne paraît pas que jusqu’ici l’auteur en aitfait des applications dans quelque établissement, nous pensons qu’il estconvenable d’en attendre les résultats avant d’en donner les dessins et unedescription suffisamment explicite.
Nous croyons devoir rappeler que nous avons mentionné, en dehorsdes inventions déjà citées dans la notice historique de notre troisièmevolume, les divers brevets pris jusqu’en 1843 pour le peignage de la laine.Pour compléter cet article, nous n’avons qu’à ajouter à ce qui précède,et seulement comme mémoire, les brevets récents qui suivent :
(1844). 1° Brevet d’addition au brevet de 1843. Perfectionnements ajoutésaux machines propres à peigner la laine, par M. Lister, de Londres .
(1844). 2° Brevet de cinq ans. Appareil additionnel propre à retironner lalaine sur les peigneuses Collier , par M. Pratviel, filateur.
(1845). 3° Brevet de quinze ans. Perfectionnement dans le peignage deslaines, par MM. Seillière, Heywood et C e , manufacturiers, à Schirmeck .
(1845). 4° Brevet d’addition au brevet de 1840. Perfectionnements auxmachines à peigner la laine, nouveau mécanisme pour dédosser l’inté-
(1) M. Saulnier aîné s’est fait breveter pour son système de peignage mécanique le 34 octobre4844 i son brevet a été demandé sous l’empire de l’ancienne loi relative aux brevets d’invention.