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Tome sixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

simples, le dernier marque les centaines de mille; de sorte que linstrument peutaccuser 999,999 périodes de mouvement. Les cadrans qui portent les chiffres sontappliqués contre la face interne de la boîte de linstrument; celle-ci est percée desix trous correspondants aux six cadrans. Tous les cadrans étant amenés à loriginedans une position telle que le zéro de chacun deux soit vis-à-vis du trou correspon-dant à la plaque, le nombre total de périodes de mouvement se trouve écrit àchaque instant, suivant les principes ordinaires de la numération décimale, etexprimé par lensemble des chiffres que les ouvertures de la plaque laissent aper-cevoir, les zéros qui sont à gauche des chiffres significatifs nayant aucune valeur.

« Lhorloge est placée dans la même boîte que le compteur et à sa droite ; elle està ressort, à balancier avec spirale, et pourvue dun échappement à repos, queM. Garnier a imaginé en 1830 et quil a appliqué depuis à la fabrication de sespendules de voyage. Dans ce mode déchappement, les axes du balancier et laroue qui est double sont perpendiculaires lun sur lautre ; laxe du balancier porteune portion de disque plan qui sengage alternativement entre les dents des deuxroues déchappement; celles-ci sont taillées sur leur contour suivant des arcs decercle rentrants , et agissent sur les bords du disque pour le repousser chaque foisquelles échappent.

« La communication entre le premier mobile à droite du compteur et lhorlogeest établie à volonté au moyen dun petit râteau qui tombe en vertu de son poidset dont les dents viennent sengager dans celle dune roue montée sur laxe de laroue de champ. Cette roue est folle sur son axe; mais, au moyen dun petit appa-reil très-léger, construit sur le principe de lencliquetage Dobo, elle ne peutprendre un mouvement de rotation autour de son axe que dans un seul sens, quiest précisément opposé à celui dans lequel le poids du râteau tend à la faire tour-ner. Lors donc que les dents du râteau viennent sengager dans celles de la roue,celle-ci se trouve fixée sur son axe, par lencliquetage, et entraîne le râteau. Laxesur lequel celui-ci est monté porte un bras qui, dans ce mouvement, se rapprochedu balancier, et vient finalement s'appliquer contre le cercle de ce balancier, cequi arrête son mouvement et celui de lhorloge. On voit quil sécoule une certainedurée entre le moment les dents du râteau sengagent dans celles de la roue etcelui ou lhorloge sarrête. Cette durée varie depuis deux secondes jusquà douzesecondes, suivant la distance initiale du bras au cercle du balancier, à linstantle râteau se met en prise avec la roue. Or, cette distance peut être réglée à volontépar le mécanisme au moyen duquel on met en relation le râteau et lhorloge; enétablissant cette relation, on règle la durée dont nous venons de parler, de façon àce quelle soit plus longue que la durée maximum dune période de mouvement dela machine à laquelle le compteur est appliqué. Chaque fois que le cadran desunités du compteur tourne dune division sur son axe, un petit mécanisme relève lerâteau : ce relèvement ayant lieu avant que le bras soit venu sappliquer contre lecercle du balancier, lhorloge continue à marcher comme si elle était indépendantedu compteur, tant que celui-ci marche ; mais, si celui-ci sarrête, lhorloge sarrê-tera également après une durée égale à celle dune période de mouvement de lamachine Le nombre de révolutions complètes de laiguille des heures de lhorlogeest totalisé par une aiguille mobile devant un second cadran. Lappareil enregistreradonc à la fois la durée effective de la marche dune machine et le nombre de pé-riodes de mouvement pendant cette durée (1). »

(I) Rapport do M. Combes à la Société dencouragement, le 7 février 1844.