PUBLICATION INDUSTRIELLE.
289
doutons pas qu’on en fasse l’application pour des fabrications autres quecelle de la monnaie. Nous pensons qu’elle peut être mise en usage avecsuccès toutes les fois que l’on voudra étirer des bandes qui exigent unegrande régularité.
Cette machine est donc, selon nous, susceptible de rendre service dansplusieurs branches d’industrie.
PRESSE A CYLINDRES
POUR FRAPPER LES PIÈCES DE MONNAIE, JETONS, MÉDAILLES, ETC.,
PAH M. BOVV, DE GENÈVE , ET CONSTRDITE PAU M. CARLIEK , A PARIS .
(PLANCHE 22 .)
Le principe sur lequel repose cette presse est tout à fait différent de ceuxdes machines mises en usage jusqu’ici pour la fabrication des monnaies. 11consiste simplement en deux cylindres à axes parallèles à mouvementde rotation continue, et tournant en sens contraire, comme dans les lami-noirs.
Ces cylindres renferment, à leur contour extérieur, des matrices oupoinçons gravés, propres à l’impression des pièces que l’on veut fabriquer.
Ils permettent d’y appliquer des viroles lisses, des viroles cannelées, desviroles brisées à légendes, etc., comme dans les machines connues.
La fîg. 7 ( pl. 22) est une coupe transversale de la machine, faite per-pendiculairement à l’axe des cylindres.
La fig. 8 est une section verticale faite par cet axe.
On voit par ces figures que l’un de ces cylindres, celui du dessus A,reçoit l’action du moteur ; son axe se prolonge suffisamment en dehors dela cage pour porter un engrenage B, commandé par un pignon B' qui estmonté sur l’arbre de couche en fer C. Cet arbre, muni d’un volant à frein C',peut être mis en mouvement par un'motcur quelconque, au moyen despoulies 1), D'.
Le second cylindre A' est à peu près construit comme le premier et d’undiamètre égal, comme portant le même nombre de poinçons.
Deux roues droites en fer EE', taillées avec soin, sont rapportées à l’unedes extrémités des cylindres pour se communiquer le mouvement.
Dans le milieu renflé du second cylindre A', et sur son contour exté-rieur, sont pratiquées des excavations destinées à recevoir des poinçons oumatrices a (fig. 10) de forme cylindrique, qui reposent dans le fond deleur cabinet sur des calles ou disques métalliques c, lesquels règlent exac-tement leur écartement par rapport au centre ou à la circonférence ducylindre. Des buttoirs b, placés de chaque côté des matrices parallèlementaux génératrices du cylindre, sont logés dans des entailles faites exprès surcelui-ci, pour presser les poinçons et les faire marcher successivementd une certaine quantité du dedans au dehors. Celte marche est nécessairepour déterminer la sortie de la pièce qui a été imprimée ; mais pour qu’elle