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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
puisse avoir lieu, 1rs buttoirs remontent aux instants voulus des camesqui les repoussent à propos, tandis que des ressorts d les ramènent bientôtà leur position primitive.
Au milieu et dans le pourtour du premier cylindre A sont aussi faitesdes entailles propres à recevoir les poinçons à rotule a' d’une forme hémi-sphérique (fig. 9), afin de pouvoir prendre un léger mouvement d’oscilla-tion , nécessité par la rotation môme des cylindres sur eux-mêmes. Laface droite qui termine chaque poinçon et qui est gravée, passe exactementpar le centre de la sphère, mais la circonférence extérieure de cette facedoit être un peu excentrée, par rapport à la surface môme de cette sphère.Cette forme d’ailleurs est très-convenable, en ce qu’elle permet de faire lespoinçons en acier fondu et d’obtenir une trempe régulière très-homogène,et surtout bien moins susceptible d’accidents.
Des coussinets, ou coquilles convenablement ajustées, peuvent être, aubesoin, rapportés dans le fond des cabinets sphériques de ces poinçons,afin d'être renouvelés au besoin. Ils peuvent être en acier trempé, et àl’aide d’un système de calles et de vis de rappel, on conçoit aisément qu’onpourrait les régler avec toute la précision désirable, comme aussi centrerles poinçons avec la même exactitude. On n’a pas à craindre, par ce moyen,qu’ils soient susceptibles de prendre du jeu, puisqu’on peut toujours yremédier.
Des ressorts en acier e (fig. 7) viennent s’appuyer par le bout sur lesbords échancrés des poinçons-rotules, afin de ramener ces derniers à laposition naturelle qu’ils doivent occuper dès qu’ils ne sont plus en regarddes premiers poinçons a.
Pour diminuer le frottement des poinçons a' on a pratiqué dans l’inté-rieur même du cylindre A plusieurs petits canaux ou conduits, qui per-mettent d’y faire arriver de l’huile de l’extérieur de la machine, afin de lestenir constamment graissés pendant le travail.
Un tube ou canon F, renfermant les pièces que l’on veut frapper, estdestiné à livrer successivement chacune de ces pièces à l’action des poinçonsdont les cylindres sont munis. Il est aisé de voir, par la fig. 7, commentelles peuvent ainsi se présenter entre ces dernières. En effet, la circonfé-rence extérieure du second cylindre A'est enveloppée de platines aciérées/,qui sont percées chacune à leur milieu d’un trou cylindrique égal au dia-mètre môme des poinçons a; ces platines sont destinées à former le cordonou le bord extérieur de la pièce ; elles peuvent être disposées de telle sorted’ailleurs, que le cordon soit uni, cannelé ou à légende, comme on le juge-rait nécessaire. Or, chaque poinçon a se trouve en retraite par rapport àces platines, d’une quantité qui est proportionnelle à l’épaisseur môme dela pièce à frapper. Ainsi, lorsque les cylindres se trouvent dans une posi-tion telle que l’exprime la fig. 7, la première pièce qui est au bas du canonest en contact avec la surface de la platine ; mais aussitôt que le poinçon,qui se trouve à l’arrière, se présente à l’embouchure de ce canon, la pièce