PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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tombe naturellement dans le vide formé par la platine, et se pose sur laface plane gravée du poinçon. Alors les cylindres continuent à marcher,le poinçon amène cette pièce vers le prochain poinçon rotule qui, pourfaciliter son introduction entre eux deux, pivote légèrement sur lui-même,comme s’il tournait autour d’une charnière. La pièce ainsi saisie est bientôtcomplètement engagée entre les faces gravées des deux poinçons, et setrouve de cette sorte imprimée des deux côtés à la fois.
Et comme par l’énorme pression qu’elle reçoit dans ce passage, elle tendnaturellement à augmenter de diamètre, elle se trouve, par cette raison,imprimée aussi sur tout son pourtour, au moyen de la bride qui l’enveloppeexactement dans toute sa circonférence.
C’est alors qu’il faut la dégager, car prise ainsi, elle adhère nécessaire-ment au poinçon du cylindre A ; cette opération s’effectue avec la plusgrande facilité au moyen des buttoirs b, dont nous venons de parler, etqui rencontrent à propos les cames fixes saillantes, par lesquelles ils sontpoussés ; et l’espèce de couteau ou de grattoir à contre-poids g achève defaire tomber la pièce.
Les cylindres ont leurs collets ou tourillons reçus dans des coussinetsqui ne leur permettent pas de jeu dans le sens de leur longueur, parce qu’ilsforment une large base de chaque côté; pour plus de sûreté, afin que lescentres des poinçons restent constamment dans un même plan perpendicu-laire à l’axe des cylindres, ceux-ci sont exactement emboîtés entre les deuxjoues des cages forgées qui reçoivent leurs coussinets. Ces derniers sontserrés au moyen des coins à vis h que l'on peut régler à volonté.
Les pièces, enlevées comme nous venons de le dire, aussitôt quelles ontpassé à l’action des poinçons, à l’aide des buttoirs qui les dégagent, s’enéchappent sans aucun choc, et par conséquent sans éprouver aucuneatteinte. Rencontrées par le couteau g, elles tombent dans une boîte quel’on renferme dans la caisse J, servant de bâtis à la machine.
Le produit d’une telle machine, mue par un moteur continu et régulier,est de plus de 100 pièces à la minute, soit de 60 mille pièces par journéede 10 heures, travail bien plus considérable, comme on le voit, que celuiobtenu parles presses à balancier, dans lesquelles il faut une puissanceénorme, comparativement à ceile nécessaire pour celle-ci. Aussi il résultede l’emploi de ce système, non-seulement un bien plus grand nombre depièces frappées dans le même temps, mais encore une économie de forcemotrice notable.
Cette presse ne fait pas de bruit lorsqu’elle fonctionne, et n’est suscep-tible d’aucun dérangement; elle est d’une construction simple et occupepeu de place. L’ouvrier chargé de la conduire peut être dans une sécuritécomplète pendant son travail.
Dans des circonstances accidentelles où quelque obstacle se présenteraitpendant la marche de la machine, celle-ci est encore construite de tellesorte quelle pourrait s’arrêter d’elle-même. Ainsi le volant C', qui est placé