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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
« 3° Que quand toutes les aubes sont garnies de leurs obturateurs, l’effet utileest encore égal à 0,63 du travail absolu du moteur : d’où résulte que la dépensed’eau peut varier dans des limites étendues sans que le moteur cesse de fonctionneravantageusement ;
« 4° Que pour chaque dépense d’eau et chaque chute, la vitesse de la roue peutvarier entre des limites très-étendues, en s’écartant en plus ou en moius de unquart de celle qui correspond au maximum d’effet, sans que le rapport de l’effetutile au travail absolu du moteur diminue notablement.
5° Que le rétrécissement de l’orifice d’évacuation inférieur produit toujours unediminution dans le rapport de l’effet utile au travail absolu du moteur, et que cettediminution est d’autant plus sensible, que le rétrécissement est plus considérable :d'où résulte que la vanne de cet orifice ne peut, sans désavantage, être employéecomme moyen de faire varier la dépense d’eau, et par suite la vitesse; de sorte que,jusqu'à présent, ce moteur ne peut, sans inconvénient, être soumis aux moyensordinaires de régler la vitesse des roues hydrauliques.
TURBINE EN DESSOUS DE MM. LAURENT ET DECKHERR ,
REPRÉSENTÉE FIG. 3, 4 ET 5, PL 23.
Ces constructeurs ayant reconnu que, malgré les perfectionnementsapportés dans la construction des turbines, il y avait encore quelque choseà faire, ont aussi cherché des moyens nouveaux, qui pussent donner à cesroues l’effet qu’on doit en attendre, et les avantages qu elles doivent pro-curer dans les diverses applications que l’on est constamment appelé à enfaire.
Ainsi, ils se sont d’abord préoccupés de la meilleure disposition à donnerau pivot, pour qu’il pût rester graissé pendant le travail, sans ôlre suscep-tible de gripper, de s’user, quels que soient d’ailleurs le diamètre et le poidsde la turbine, quelle que soit la charge qu’il eût à supporter; ils ont vouluaussi éviter qu’il soit baigné dans l’eau, quoique la turbine pût être noyéeentièrement, et que par conséquent le niveau se trouvât sensiblement au-dessus du pivot. Cette disposition de pivot, qui a le mérite de s’appliquernon-seulement à tous les systèmes de roues horizontales, mais encore àtous les arbres verticaux susceptibles d’être noyés en partie, a fait le sujetd'un brevet spécial délivré, en 1845, à M. Laurent.
Us ont également cherché à résoudre une question importante dans cegenre de moteur, pour l’établir de telle sorte qu’il puisse donner constam-ment le maximum d’effet utile proportionnellement à la dépense et à la chutedisponible, dans les plus petites, comme dans les plus grandes variationsd’eau.
Ainsi, par leur système, ces constructeurs mettent la capacité delà tur-bine constamment en rapport avec le volume d’eau à dépenser ; c’est-à-dire, que lorsque la quantité d’eau disponible diminue, on réduit aussiproportionnellement la hauteur et par suite la capacité de la roue; si aucontraire la quantité d’eau augmente, on augmente en même temps la hau-eur et la capacité de la roue.