PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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voir, dans chaque cas, quels pouvaient (être les moteurs les plus conve-nables à adopter. En publiant aujourd’hui l’ensemble d’une minoterie dequatre paires de meules avec les accessoires, nous accompagnons nosplanches des documents et des observations que nous avons pu recueillirau sujet d’un tel établissement.
DESCRIPTION GÉNÉRALE DE LA MINOTERIE,
REPRÉSENTÉE PL. 24 ET 25 .
Nous avons représenté, sur la fig. 1 de la planche 24, un plan générald’une partie du cours d’eau, de la roue hydraulique, de son vannage et dumouvement principal des meules ; la roue est supposée coupée par un planhorizontal passant par son axe, le mécanisme est vu au-dessus des ar-chures des meules.
La fig. 2 représente un plan général des appareils de nettoyage, deblutage et autres accessoires du moulin. Quoique ces appareils ne soientpas tous situés dans le même étage, mais, au contraire, distribués dansles divers étages de l’établissement, il est plus intéressant de les dessinertous sur le même plan afin d’embrasser rapidement et d’un simple coupd’œil, tout ce qui compose le matériel de l’usine ; pour le constructeur, ledessin d’un tel plan est très-utile, et lui fait abréger beaucoup de tempspour le placement des objets et la combinaison des mouvements.
Les fig. 3, 4 et 5 montrent diverses dispositions de mouvement desmeules par courroies.
La fig. 6 de la pl. 25 est une coupe verticale et longitudinale faite vers laligne 1-2, elle montre les divers appareils en élévation vue extérieurement.
La fig. 7 est une autre section faite perpendiculairement à la précédente,et suivant la ligne brisée 3-4-5-6.
Du moteur. — S’il y a encore, en France , beaucoup d’anciens moulins,dits à la française, à grandes meules éveillées, et marchant par desmoteurs hydrauliques mal construits et vicieux (telles que les roues àpalettes sans coursier et à grande vitesse, ou des turbines recevant l’eaupar un jet sur un point de la circonférence), il faut dire cependant que tousles jours, à mesure que ces moulins tombent en ruine, on les remplacepar d’autres dans le genre de celui que nous allons décrire, et on remplaceaussi naturellement le moteur, pour profiter d’une plus grande puissancemotrice.
Le système qui est représenté sur les dessins est une roue de côté A, àaubes planes, sans contre-aubes ou sans fonçures ; nous avons été con-duits , dans plusieurs cas, à adopter ce genre de construction plutôt quecelui indiqué dans la roue de Corbeil (l re liv., 1 er vol.), à cause des varia-tions notables qui existaient dans les dépenses d’eau disponibles. On com-prend qu’une roue, qui est limitée d’une part par sa vitesse et sa largeur,et de l’autre par la profondeur de ses aubes, ne peut dépenser, au maxi-