PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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teurs hydrauliques ; elles sont principalement applicables aux chutes de 1 à3 mètres, et peuvent dépenser des volumes d’eau considérables; ainsi onen a établi qui en débitent jusqu’à 2 et 3 mètres cubes par seconde; toute-fois, il faut le dire, ce n’est pas dans ces conditions qu’elles donnent lemeilleur effet utile, mais plutôt pour des dépenses beaucoup moindres.(Voy. le 1 er vol.) On a reproché à ces roues de ne pas pouvoir marcherétant noyées ; cependant il est bon de remarquer que, faites sans contre-aubes , comme celles que nous venons de décrire tout récemment, ellesproduisent encore de bons résultats, lorsqu’elles sont plongées de 60 à80 centimètres et même plus, dans le bief inférieur. Elles peuvent doncs’appliquer sur des rivières variables, mais elles ont aussi l’inconvénientdétourner lentement, et d’exiger par suite des mouvements multipliéspour transmettre leur puissance aux objets à mouvoir.
Les turbines, dont on a peut-être trop exagéré le travail utile, sontavantageuses dans bien des localités, quoique ne donnant généralement pasautant d’effet que les roues à augets ou à coursier, parce qu’elles peuventmarcher noyées, même à de grandes profondeurs, parce qu’elles tournentà de grandes vitesses, et par suite qu’elles permettent de simplifier les com-munications de mouvement ; parce qu’en outre, elles peuvent être cons-truites pour dépenser des volumes d’eau considérables. Elles conviennentparticulièrement aux faibles et moyennes chutes et à de grandes quantitésd’eau ; mais elles ont de l’avantage surtout sur les cours d’eau variables,par la faculté qu’elles ont de pouvoir, quand elles sont convenablementétablies, se conformer aux variations de chutes et de volumes dans deslimites assez étendues ; plus difficiles à établir que les roues verticales, ellessont aussi plus dispendieuses d’achat et d’entretien.
Les roues à aubes courbes, qui ont été beaucoup plus appliquées pen-dant un temps, qu’elles ne le sont depuis les amélioratians apportées dansles turbines et dans les roues de côté, ne sont employées avec quelque avan-tage que sur de très-faibles chutes ; tournant deux à trois fois plus vite queles roues à coursier circulaire de même dimension, elles peuvent, sansavoir des proportions exagérées, dépenser de grandes quantités d’eau, maiselles sont peu propres à marcher engorgées, et produisent généralementmoins d’effet utile que les autres.
On voit donc, par ce qui précède, combien il importe, avant de s’arrêtera la construction du moteur hydraulique, pour l’usine à établir, de bien serendre compte de la nature et des divers états du cours d’eau. C’est enn’examinant pas suffisamment les lieux, ou en ne déterminant pas exac-tement la hauteur moyenne de la chute disponible et les dépenses d’eau,souvent variables, qu’on a commis, dans plusieurs circonstances, des erreurstrès-graves. Nous ne saurions donc engager à apporter trop de soin de cecôté, puisque c’est le point capital.
Ayant eu l’occasion de monter, avec M. Cartier, des moulins à blé assezimportants, et dans des localités différentes, nous avons été à même de