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Tome sixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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teurs hydrauliques ; elles sont principalement applicables aux chutes de 1 à3 mètres, et peuvent dépenser des volumes deau considérables; ainsi onen a établi qui en débitent jusquà 2 et 3 mètres cubes par seconde; toute-fois, il faut le dire, ce nest pas dans ces conditions quelles donnent lemeilleur effet utile, mais plutôt pour des dépenses beaucoup moindres.(Voy. le 1 er vol.) On a reproché à ces roues de ne pas pouvoir marcherétant noyées ; cependant il est bon de remarquer que, faites sans contre-aubes , comme celles que nous venons de décrire tout récemment, ellesproduisent encore de bons résultats, lorsquelles sont plongées de 60 à80 centimètres et même plus, dans le bief inférieur. Elles peuvent doncsappliquer sur des rivières variables, mais elles ont aussi linconvénientdétourner lentement, et dexiger par suite des mouvements multipliéspour transmettre leur puissance aux objets à mouvoir.

Les turbines, dont on a peut-être trop exagéré le travail utile, sontavantageuses dans bien des localités, quoique ne donnant généralement pasautant deffet que les roues à augets ou à coursier, parce quelles peuventmarcher noyées, même à de grandes profondeurs, parce quelles tournentà de grandes vitesses, et par suite quelles permettent de simplifier les com-munications de mouvement ; parce quen outre, elles peuvent être cons-truites pour dépenser des volumes deau considérables. Elles conviennentparticulièrement aux faibles et moyennes chutes et à de grandes quantitésdeau ; mais elles ont de lavantage surtout sur les cours deau variables,par la faculté quelles ont de pouvoir, quand elles sont convenablementétablies, se conformer aux variations de chutes et de volumes dans deslimites assez étendues ; plus difficiles à établir que les roues verticales, ellessont aussi plus dispendieuses dachat et dentretien.

Les roues à aubes courbes, qui ont été beaucoup plus appliquées pen-dant un temps, quelles ne le sont depuis les amélioratians apportées dansles turbines et dans les roues de côté, ne sont employées avec quelque avan-tage que sur de très-faibles chutes ; tournant deux à trois fois plus vite queles roues à coursier circulaire de même dimension, elles peuvent, sansavoir des proportions exagérées, dépenser de grandes quantités deau, maiselles sont peu propres à marcher engorgées, et produisent généralementmoins deffet utile que les autres.

On voit donc, par ce qui précède, combien il importe, avant de sarrêtera la construction du moteur hydraulique, pour lusine à établir, de bien serendre compte de la nature et des divers états du cours deau. Cest ennexaminant pas suffisamment les lieux, ou en ne déterminant pas exac-tement la hauteur moyenne de la chute disponible et les dépenses deau,souvent variables, quon a commis, dans plusieurs circonstances, des erreurstrès-graves. Nous ne saurions donc engager à apporter trop de soin de cecôté, puisque cest le point capital.

Ayant eu loccasion de monter, avec M. Cartier, des moulins à blé assezimportants, et dans des localités différentes, nous avons été à même de