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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
A l’aide de ces tables, il est facile, même pour les personnes tout à faitétrangères aux calculs des forces hydrauliques, d’estimer approximative-ment la puissance disponible d’un cours d’eau et la force utile que l’onpeut espérer en obtenir. Déjà nous avons montré, par les tables donnéesdans le tome 1 er , comment on détermine les dépenses d’eau qui s’écoulepar seconde par un orifice connu.
Maintenant il suffit de chercher dans la première table précédente,en regard du volume d’eau exprimé en litres, et dans la colonne quicorrespond à la hauteur de chute donnée, le nombre correspondant quiexprime la puissance brute disponible en kilogrammctres. Ainsi, suppo-sons que le volume d’eau trouvé par les tables du 1" vol. soit de 850 litreset la hauteur de la chute de 2 m 50, on voit en regard de 850 (2 e page de lal re table), dans la colonne 2"50, le nombre 2,125 qui représente la forcebrute.
Si la hauteur de la chute ou le volume ne se trouvait pas dans la table,il serait compris entre deux nombres consécutifs, et on pourrait toujoursconnaître approximativement le résultat. Ainsi, supposons la dépense de1,350 litres et la chute de l m 75, on ne trouve dans la colonne qui repré-sente cette hauteur que les nombres 2,275 et 2,450 correspondants à 1,300et 1,400, il est évident que la force cherchée correspondante à 1,350 doitêtre d'environ 2,362. De même, si au lieu de l m 75 la hauteur de la chuteétait de l m 85, comme la différence qui existe entre ce nombre etl m 75 estde 0 m 10, il suffirait d’ajouter au résultat précédent le 1/10 ou 236, ce quidonnerait 2,598 pour la puissance brute.
Suivant le système de moteur que l’on adopte, suivant la dimensionqu’on lui donne, et suivant aussi des circonstances variables de localités,dont il faut quelquefois tenir compte, on doit estimer le rapport de l’effetutile à obtenir, rapport qui, comme nous l’avons dit, peut être de ü ra 70à 0 m 75, si l’on est bien favorisé sur tous les points, c’est-à-dire si on a unechute constante de plus de l m 50, par exemple, et un volume d’eau qui nechange presque pas pendant toute l’année. Mais ce rapport peut se réduireà 0 m 60 ou 0 m 65 et même à 0 m 50 ou 0 m 55, si les hauteurs de chute sontvariables, si la rivière est susceptible d’engorgement, si les dépenses d’eauvarient elles-mêmes aussi notablement, et enfin si la chute est de beaucoupinférieure à l m 40.
Une roue hydraulique qui, dans les meilleures circonstances, avec peude variations, ne donnerait pas au moins 65 pour cent, serait évidemmentvicieuse, et démontrerait que l’on n’a pas utilisé complètement toute lapuissance disponible.
A l’aide de la deuxième table qui précède, on peut aussi très-aisément,et sans aucun calcul, estimer la force que l’on peut utiliser avec un coursd’eau dont on a déterminé la force brute. Ainsi, voudrait-on connaître,par exemple, la puissance utile en chevaux de 75 kilogrammètres d’uneroue construite pour donner 70 pour cent, la puissance disponible étant de