PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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1,200 kilogrammètres? on trouve dans cette table, colonne 0 m 70, que lerésultat est de 11.20 chevaux. On pourrait de même très-facilement estimerla force équivalente à un nombre qui ne serait pas dans la table, mais quiserait compris entre deux des nombres consécutifs.
Il est évident que ces résultats ne sont qu’approximatifs, mais dans lapratique on n’en est certainement pas à quelques kilogrammètres près ou àquelque fraction de cheval; pour le plus grand nombre de personnes,usiniers, propriétaires ou manufacturiers, et même pour la plus grandepartie des constructeurs, cette approximation est tout à fait suffisante, etd’ailleurs, il faut l’avouer, il n’y a aucune règle théorique qui puisse don-ner pratiquement plus d’exactitude.
Lorsque l’usine doit marcher par une machine à vapeur, la force nomi-nale de celle-ci doit être la puissance réelle, existante, mesurée à l’arbredu volant qui transmet le mouvement au mécanisme des meules ; on n’adonc pas à prendre les O m 65 ou0 m 70, comme on le fait pour les chutes d’eau.Nous ne faisons pas évidemment cette observation, qui est si simple, pourla plupart de nos lecteurs, mais seulement pour certaines personnes qui,peu au courant des moteurs hydrauliques ou à vapeur, peuvent quelque-fois, comme nous l’avons vu par nous-même, faire confusion entre lesforces brutes disponibles et les forces utiles réalisées. On voit encore, eneffet, assez souvent, estimer un cours d’eau, par le produit de la chute etdu volume d’eau, sans tenir compte des pertes réelles qui ont lieu, quel quesoit le moteur, dans des proportions assez variables. 11 ne faut pas, commeon l’a faitplusieurs fois, regarder la force brute de 10 chevaux, par exemple,mesurée sur cours d’eau, comme égale à la force d’une machine à vapeurdite de 10 chevaux, mais bien comparer les deux forces à l’arbre de la rouehydraulique et à l’arbre de la machine.
Nous l’avons déjà observé ailleurs, il importe beaucoup, lorsque c’estun moteur à vapeur qui doit actionner un moulin à blé, que le volant soitd’une grande énergie pour obtenir la régularité nécessaire, pour éviter laréaction des meules. Plusieurs ingénieurs et mécaniciens ont cru, à tortou à raison, que par cela même que les meules sont des masses cylindri-ques qui tournent rapidement, elles doivent former volant et, par consé-quent, se régulariser d’elles-mêmes et ne pas exiger pour le moteur unvolant puissant, mais il n’en est pas ainsi en pratique ; il y a un combatcontinuel entre la machine et les meules, il se produit des secousses, desréactions très-vives, lorsque l’énergie du volant n’est pas suffisante pourvaincre l’inertie de ces dernières.
C’est pourquoi nous avons adopté, et toujours conseillé pour les moulinsa vapeur, des volants énergiques dont la vitesse à la circonférence soitnotablement plus grande que celle des meules ; ainsi lorsque cette dernièreest de 8 m à 8 m 20, celle du volant doit être de 10 à 11 mètres par seconde.
Nous conseillons encore, autant que possible, le système de machine àdeux cylindres, à moyenne pression et à condensation, comme étant celui