PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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un système de moulin mixte dont les meules ont au moins l m 50 de diamètre.
Le quadruple harnais est très-bon, parce qu’il permet de bien propor-tionner les roues et les pignons sans avoir de grands rapports entre euxet de faire les dentures fines pour produire des mouvements très-doux ;seulement il est nécessairement plus dispendieux que le triple harnais,puisqu’il faut alors un arbre de couche de plus, ses deux paliers et unepaire de roues dentées.
Lorsque le moteur est une turbine, sa vitesse de rotation étant déjà très-grande, la communication de mouvement est de beaucoup simplifiée, ellepeut se réduire à la roue horizontale et aux pignons de meules, s’il estpossible de placer la turbine dans le moulin immédiatement au-dessus dubeffroi des meules, comme on l’a fait à Saint-Maur ; dans le cas contraire,le mouvement se complique et il devient préférable de faire l’applicationdes courroies.
Si le moteur est une machine à vapeur, on peut se contenter d’un doubleharnais, si son arbre tourne à une vitesse convenable de 28 à 30 révolu-tions par minute, au moins; mais il est préférable d’appliquer un tripleharnais (comme on l’a vu chezM.VI.Vachon, et chez M. Brondes à Lyon ), sisa vitesse est moindre, et on place alors le volant sur l’arbre de couche in-termédiaire, au lieu de le monter sur l’arbre de la manivelle.
Pour des moulins importants, nous conseillons d’appliquer le systèmepar courroies, ( quoique étant peut-être généralement plus dispendieux etplus compliqué que le système direct par engrenages), comme présentantl’avantage d’arrêter à volonté et successivement chaque paire de meulessans arrêter le moteur, et de plus, de prévenir parfois des accidents, en ceque les courroies peuvent glisser sur leurs poulies, tandis que les pignonsdes meules et la roue qui les commande peuvent se rompre et occasionnerd'autres ruptures.
La fig. 3 représente un fragment d’ensemble du mode de transmissionpar courroies adopté dans le bel établissement de M. Darblay à Corbeil, etque nous avons décrit au commencement du III e volume. On se rappelle quele mouvement principal est communiqué de la turbine à un grand arbre decouche a, placé au milieu de la largeur du bâtiment, et qui commande parautant de paires de roues d’angle b et r, des arbres verticaux d, garnischacun de deux grandes poulies e, afin de faire mouvoir de chaque côtédeux poulies semblables/, montées sur les fers de meules. Cette dispositionqui, du reste, est très-commode pour le service, est assez compliquée, puis-qu’elle exige une paire de roues d’angle, un arbre de couche avec un boutd’arbre vertical et quatre poulies pour deux paires de meules.
La disposition indiquée sur la fig. 1 est plus simple, en ce que le mêmearbre vertical d porte un large tambour ou autant de poulies les unes au-dessus des autres, que l’on veut commander de paires de meules, qui alorssont disposées à égale distance autour du centre commun. Elle est évidem-ment très-convenable pour des moulins de 3, 4 à 5 paires de meules. Pour