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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
la totalité du bâtiment, les meules sont ici placées au rez-de-chaussée surun fragment de plancher à peu de hauteur au-dessus du sol ; cette disposi-tion, qui a été appliquée déjà dans plusieurs circonstances, et entre autres,par M. Gosme à Coulommiers, par M.Calla, à Moret , près Fontainebleau, età Bourg-en-Bresse, par M. Cartier, à Brest , par M. Holcroft, etc., est aussiproposée par nous avec des colonnes creuses à cuvettes, recevant chaquepaire de meules B.
Ces colonnes, qui sont à larges ouvertures, comme celles de M. Hol-croft et de M. Christian, ont très-peu de hauteur pour que les meulesne se trouvent pas à plus d’un mètre à l m 20 au-dessus du plancherdu rez-de-chaussée; elles peuvent se faire en forme de vase évidé pourplus d’élégance et de légèreté. Elles conviennent parfaitement dans toutelocalité et avec toute espèce de mécanisme, parce qu’elles peuvent se placerindifféremment en ligne droite ou en ligne circulaire, et rapprochées ouécartées plus ou moins à volonté.
Par une telle disposition, il y a non-seulement économie sur le beffroides meules, mais encore un avantage notable pour toute l’usine. En effet,les meules étant au rez-de-chaussée, la trémie à blé nettoyé (si on ne sesert pas de comprimeur) peut être située au premier étage, au lieu d’êtreau second, et par suite les nettoyages se placent au deuxième et autroisième, au lieu d’être aux troisième et quatrième ; il en est de mêmedes bluteries, des rateaux, etc., qui peuvent aussi se trouver respective-ment à un étage inférieur. De sorte qu’avec un bâtiment de quatre étagesau lieu de cinq, on peut parfaitement faire le service de tout le moulin, eton diminue les élévateurs ou chaînes à godets, la colonne d’arbres verti-caux, etc.
Lorsque le moteur est une roue hydraulique qui, habituellement, netourne qu’avec une vitesse de 3, i à 5 tours par minute, il faut ordinaire-ment un triple harnais pour communiquer son mouvement aux meules, enadmettant le mode par engrenages. Ainsi, on place sur l’arbre de la roue oumême contre une couronne de celle-ci, une première roue dentée a quenous engageons, quand il est possible, à construire avec la denture inté-rieure , afin de présenter plus de dents en contact ; elle commande unpignon droit b, monté à l’extrémité d’un arbre intermédiaire en fonte c quivers l’autre bout, porte une roue d’angle d, engrenant avec un pignon pluspetit e; sur l’arbre vertical de celui-ci est une grande roue horizontale/,qui engrène à la fois avec tous les pignons de meules g.
Dans quelques cas, on a adopté un quadruple harnais, et dans d’autres,un double harnais seulement. Nous n’engagerons jamais à suivre ce derniersystème, qui n’est réellement pas convenable, lorsque le moteur marche àune faible vitesse, parce qu’il oblige à faire les pignons trop petits et lesroues trop grandes de diamètre; or les pignons trop petits sont mauvais,fatiguent et s’usent trop vite, et les roues très grandes sont lourdes, dis-pendieuses et difficiles à construire ; ce mode ne peut convenir que pour