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Tome sixième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE. 333

lactivité des nettoyages; elle doit donc être faite également dune grandecapacité.

Ces trémies se font habituellement sur place et en sapin, sur des mon-tants et des traverses en chêne ; leur partie inférieure doit toujours êtreen forme de tronc de pyramide à base renversée, pour diriger le blé versune seule ouverture.

Quand on tient à comprimer les blés, avant de les soumettre à lactiondes meules, ce qui est nécessaire lorsquon est susceptible de moudre desblés durs ou mélangés de pierres, on fait usage dun comprimeur à cylin-dres L, semblable à celui dont nous avons donné le dessin et la descriptionà latin de notre III e vol. Dans ce cas, on doit faire en sorte que le nettoyagesoit assez élevé pour que le cylindre diviseur puisse verser le blé directe-ment dans la petite trémie qui surmonte ce comprimeur ; la trémie K quise trouve au-dessous reçoit alors du blé concassé, et qui est dégagé de sespetites pierres. Cet appareil, dans les dimensions convenables, peut suffireà un moulin de 6 à 8 paires de meules et plus.

On mouille aussi quelquefois les blés trop secs à laide dun cylindre entôle ou en zinc, renfermant à lintérieur des palettes disposées en forme devis; en imprimant un mouvement de rotation à ce cylindre, le blé quon yfait entrer par un bout est bientôt conduit à lautre extrémité par leffetdes palettes, et en même temps il est humecté par un léger filet deau quony fait tomber goutte à goutte. Cette opération qui est très-simple se fait àla suite du nettoyage, après que le blé a passé au cylindre diviseur.

Ce nest pas ici le lieu de parler de tous les systèmes dappareils proposéset mis à exécution pour le nettoyage des blés, surtout après avoir dé-crit avec détails, dans le tome I re , celui qui est le plus universellementrépandu; nous croyons cependant devoir dire un mot de ce qui peut êtreregardé comme complément de cette opération si essentielle dans laquelleon ne saurait trop apporter dattention.

Après avoir passé le blé dans un tarare vertical comme celui que nousavons indiqué, il y a des meuniers qui le soumettent à laction énergiquedune brosse circulaire tournant sur une table en tôle piquée ; cet appareilappelé ramonerie, a été adopté dans un grand nombre détablissements;cependant, comme les brosses susent assez rapidement, des meuniers luipréfèrent un second tarare à tambour vertical, ou bien un nettoyeur forméde plusieurs cylindres horizontaux et parallèles, superposés les uns auxautres ; ces cylindres garnis, comme le tambour de tôle crevée, sont aussientourés dune chemise également en tôle et laissent entre eux et celle-ciun espace entre lequel le blé est forcé de passer. Ce système est moinsénergique que le tarare vertical et prend plus de force, mais il peut con-venir pour compléter le nettoyage.

Quelques meuniers ont essayé de faire circuler le blé rapidement dansdes cribles très-inclinés en tôle piquée ; mais cette disposition nest pas tou-jours applicable, et dailleurs elle ne nous paraît pas avantageuse en ce que