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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
pour être un peu efficace, il faut que les cribles soient très-multipliés, etpar suite, occupent toute la hauteur du bâtiment, ce qui exige de remonterensuite les blés dans la trémie J.
M. Christian vient de proposer un système que nous voudrions voirappliqué prochainement, et qui consiste à chasser successivement le grain,à l'aide d’un ventilateur énergique, dans une suite de conduites entôle piquée ; en parcourant ainsi un long trajet, et avec une certaine ra-pidité, le blé se trouve nécessairement froissé par les aspérités des tôlesqu’il rencontre dans tous les sens, et doit, par conséquent, être biennettoyé.
Nous avons fait connaître, dans le V e volume, le trieur mécanique deMM. Vachon , que nous regardons comme un appareil extrêmement im-portant et tout à fait indispensable dans les minoteries, comme dans l’agri-culture. Déjà employé dans plusieurs usines connues, cet appareil complèteévidemment le nettoyage en effectuant une opération très-délicate, et quiavait été regardée jusque-là comme impraticable. Nous avons voulu l’indi-quer en M sur les fig. 2 et 6, pour en faire voir approximativement la placedans l’établissement. On se rappelle que cet appareil sépare du bon graintoutes les graines de même grosseur qui ont passé à travers les nettoyagesprécédents. Pour le rendre aussi complet que possible et le faire servirdans le cas même où le blé ne serait pas soumis au tarare et au cylindrecribleurs, les auteurs y ont appliqué un ventilateur /, un émotteur à sur-face plane m, et de plus un crible ou diviseur n également plan.
Nous espérons revenir encore sur cet ingénieux instrument et faire con-naître les nouvelles dispositions que lui donnent en ce moment les inven-teurs, soit afin de simplifier sa construction, soit pour le mettre à même des’appliquer avec autant de succès à la meunerie et à l’agriculture.
Tout le mouvement des appareils est combiné de telle sorte qu’en arrê-tant une poulie principale, le reste est aussi arrêté instantanément. Ainsil’axe du tarare vertical qui est commandé par la grande poulie k placéesur le grand arbre de couche p, transmet son mouvement, comme on l’avu, au cylindre cribleur d’une part, et à l’émotteur de l’autre; celui-ci com-mande à son tour l’élévateur à blé, par conséquent lorsqu’on interromptla marche du tarare on arrête en même temps les autres appareils qui endépendent. Il en est de même du trieur-Vachon, qui est aussi commandépar un arbre de couche g mis en communication avec celui p.
Des blutages. — Toute la mouture produite par les meules est rame-née, comme nous l’avons dit, dans une chaîne à godets O, qui sert à l’éleverjusqu’à la partie la plus haute du bâtiment; on sait que cette chaîne, commecelle qui monte le blé, est simplement formée d’un cuir sans fin d’une lar-geur de 8à 15 centimètres, suivant l’importance de l’usine, et garni dedistance en distance de petits augets ou godets en fer-blanc ou en cuir;cette courroie sans fin passe sur deux poulies à axe horizontal r situéesaux deux extrémités de la chaîne, qui habituellement est commandée par