PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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le haut et renfermée sur toute sa hauteur dans une boîte en bois mince àlaquelle on fait prendre la direction même que la courroie doit suivre, di-rection qui est plus souvent inclinée que verticale, ce qui convient mieuxau reste pour la vidange des godets.
Ceux-ci, au fur et à mesure qu’ils arrivent au sommet de la chaîne, dé-versent la mouture dans le conduit s, et de là dans la chambre circulaire P,appelée chambre de rateau , dans laquelle marche constamment et aveclenteur un ramasseur t, formé d’une forte traverse en bois portant despalettes obliques qui ont pour objet d’étendre la mouture d’une manièrerégulière, à mesure qu’elle y arrive, sur toute la superficie de la chambre.Dans cette opération, elles la font marcher lentement et la remuent sanscesse ; on comprend alors que cette mouture, qui est sortie chaude desmeules, se refroidit peu à peu et devient bientôt propre à être blutée.
Ce rateau ou ramasseur est suspendu par des cordes à une traverse enbois u, nommée palonnier, et fixée à la partie supérieure de l’axe verticalqui lui imprime son mouvement de rotation ; cette suspension est telleque le rateau reste constamment comme surnageant à la surface de laboulange, qui s’accumule de plus en plus dans la chambre, lorsqu’onne blute pas ; il en résulte que l’on peut ainsi laisser amasser une certainequantité de boulange sur l m à l m 50 de hauteur.
Quel que soit le nombre de paires de meules qui composent une mino-terie, on ne change pas sensiblement la vitesse des chaînes à godets ou desrateaux ; ce ne sont que les dimensions dans un sens, ainsi on varie la lar-geur de la courroie et des godets dans la chaîne, et on augmente ou ondiminue le diamètre de la chambre ou la longueur du rateau pour le refroi-disseur.
La vitesse moyenne adoptée généralement pour les élévateurs à blé ou àboulange est de 0 m 50, soit un demi-mètre par seconde. A cet effet, les pou-lies sur lesquelles passent les courroies porte-godets , ont habituellement33 à 35 centimètres de diamètre, et font 28 à 30 révolutions par minute ;on s’arrange donc, dans la combinaison des mouvements, à leur transmettrecette vitesse, qui paraît convenable en ce qu’elle n’exige pas de faire deschaînes trop lourdes ou des godets trop multipliés, et qu’elle ne produitpas trop d’évaporation.
On a vu que l’élévateur à blé est commandé par l’émotteur ; mais l’éléva-teur à boulange prend son mouvement directement de l’arbre de couche p,par une très-petite poulie u et une autre 21/2 à 3 fois plus grande v', montéesur l’axe supérieur de la chaîne.
Les godets sont espacés de 32 à 35 cent, et quelquefois de 40 cent. ; leurlargeur dans le sens de la courroie pour un moulin de 4 paires de meulesest environ de 10 cent., mais dans l’autre sens ils n’ont pas plus de 5 cent,en moyenne, et leur profondeur varie de 7 à 9 cent., de sorte que leur ca-pacité est de 3 à 4 dixièmes de litre au plus; avec la vitesse de 1/2 mètrepar 1", cette capacité est évidemment plus grande qu’il n’est nécessaire.