PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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rapporte sur le tourillon correspondant de la bluterie à son. Par précau-tion, on monte deux poulies semblables / (fig. 2), afin que si l’une des deuxbluteries à farine était arrêtée, la bluterie à son n’en puisse pas moins rece-voir son mouvement de l’autre. 11 est évident que si l’on ne peut pas dispo-ser ces bluteries dans le bâtiment comme nous l’avons indiqué, on doitchercher à combiner le mouvement de manière à remplir toujours le mêmebut, c’est-à-dire en faisant en sorte que ce soit l’une des bluteries à farinequi commande la bluterie à son, avec des engrenages d’angle, ou de touteautre manière ; et aussi pour que la vitesse ne dépasse pas 28 à 30 révolu-tions par minute.
La bluterie à son est renfermée dans un coffre rectangulaire en boismince S'retenue à des montants aux extrémités et aux milieux, et ayantdes traverses extérieures à chaque extrémité pour porter les coussinetsdes tourillons de l’arbre. Le fond de la bluterie est tout à fait à jour, et au-dessous sont de grandes cases U (fig. 6 et 7), séparées simplement par desplanches, pour recevoir les différentes qualités de sons.
Nous avons dit que les gruaux sont des parties de la mouture qui con-tiennent encore une certaine quantité de farine adhérente à la pellicule etqu’il est essentiel d’extraire par une nouvelle opération de moulage. Acet effet, dans les moulins un peu importants, comme on en a toujours àmoudre, on y consacre une paire de meules spéciales que l’on ne met pasen communication avec les autres.
Au-dessus de l’arehure qui enveloppe ces meules, est un engreneur àgruaux dont le tuyau est plus grand que celui de ses voisins, et surmontéd’un large sac ou d’une poche en toile qui s’élève jusqu’au plancher supé-rieur et dans lequel on vient de temps à autre jeter les gruaux à remoudre.
La mouture provenant de ce travail n’est pas mélangée avec celle dublé, elle est ordinairement reçue directement dans la boîte inférieured’un élévateur Y, qui, formé également d’un cuir sans fin et de godets,remonte successivement cette mouture jusqu’au-dessus de la chambre d’unsecond rateau X, qui peut être évidemment d’une dimension plus restreinteque le premier, quoique établi de même. Les mouvements de cet élévateuret de ce rateau sont combinés comme ceux des précédents, leur commandevient aussi de l’arbre de couche p prolongé. On peut amasser dans lachambre une certaine quantité de cette mouture, si on ne veut pas la bluterimmédiatement ; son blutage se fait de la même manière par une bluterie R 2qui sépare la farine des sons, et par une autre R 3 qui divise ces derniers.La farine est reçue, soit dans des poches placées immédiatement au-des-sous , soit dans une chambre spéciale l v distincte de la première, quoiqueparfois le meunier en mélange une partie avec celle qui se recueille danscelle-ci. En général, ce sont des farines de deuxième et troisième qualitéque l’on obtient de ces gruaux, et qu’il est bon, surtout pour le commercede la capitale , de ne pas mêler avec celles qui proviennent du premier jetet qui leur sont toujours bien supérieures.
VI.
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