Band 
Tome sixième.
Seite
342
JPEG-Download
 

PUBLICATION INDUSTRIELLE.

342

Les chambres à mélange sont très-spacieuses, peur y recevoir unegrande quantité de farine que lon ne met en sacs quà de certains momentsde la journée. Cette opération de mise en sacs se fait dune manière fortsimple et très-rapidement, au moyen de poches anglaises Z que lon adaptedirectement au dessous du plancher. Ces poches sont des cylindres verti-caux, en bois ou en tôle, ouverts aux deux bouts et munis à leur partieinférieure dun registre ou dune soupape circulaire, comme celle duntuyau de poêle, et que lon ouvre ou que lon ferme aisément à la main;le rebord qui termine le bas du cylindre est une espèce de bourrelet enfonte sur lequel on enveloppe les bords du sac de toile qui doit y être sus-pendu, et que lon y maintient solidement au moyen dune courroie à cro-chet et dun mécanisme à levier fort ingénieux ; il suffit de tourner lapoignée de ce mécanisme pour serrer ou desserrer la courroie, et par suite,pincer et fixer le sac ou lenlever dès quil est plein. Comme la partie esttoujours ouverte à sa base supérieure, on comprend quelle est toujourspleine, et quen ouvrant la soupape, le sac est rempli presque aussitôt ; parconséquent lopération se fait avec une grande rapidité. Il est donc très-utile davoir ainsi quelques poches adaptées sous la chambre à farine, pourensacher cette dernière promptement et sans peine.

Du monte-sacs. Un appareil accessoire fort utile dans les moulins estcelui qui sert soit à monter les sacs de blé dans les étages supérieurs delusine, soit à élever ou à descendre les sacs de farine que lon y emma-gasine pendant quelques jours en attendant leur sortie. Cet appareil quelon appelle indifféremment tire-sacs ou monte-sacs nest autre quuntreuil Y, composé dun cylindre en bois traversé par un axe en fer qui,dun bout, porte une large poulie à joues i' que lon met en communicationavec une autre semblable ï\ par une forte courroie double en épaisseur, etpar un rouleau de tension f dont la chape est montée sur un axe latéralqui porte une grande manette en fer k ' ; à lextrémité de celle-ci est atta-chée une cordelette que lon fait passer sur des poulies de renvoi, et tra-verser la hauteur de chaque étage pour être toujours à la disposition dugarde-moulin et de ses aides. Une roue dangle V est fixée au bout de larbrede couche qui porte la poulie * 2 et la fait tourner sans cesse, parce quellereste engrenée avec la roue de commande t qui est montée sur la colonneverticale mobile. Ainsi, quand on veut monter un sac de blé, il suffit delaccrocher au bout de la corde qui est fixée par lautre extrémité en unpoint de la circonférence du treuil, et de faire presser le rouleau de ten-sion sur la forte courroie qui passe sur les poulies i et i 2 , en soulevant lamanette, ce qui peut se faire dun étage quelconque ; dès que le sac estarrivé à la hauteur voulue, on abandonne la manette, et le treuil sarrêteimmédiatement. On a le soin alors de tirer le sac à soi et de le jeter sur unebrouette qui sert à le transporter en un point quelconque de lusine.

Des trappes en deux pièces m! sont disposées dans les planchers dechaque étage, elles se soulèvent à propos pour laisser passer les sacs que