PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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Les chambres à mélange sont très-spacieuses, peur y recevoir unegrande quantité de farine que l’on ne met en sacs qu’à de certains momentsde la journée. Cette opération de mise en sacs se fait d’une manière fortsimple et très-rapidement, au moyen de poches anglaises Z que l’on adaptedirectement au dessous du plancher. Ces poches sont des cylindres verti-caux, en bois ou en tôle, ouverts aux deux bouts et munis à leur partieinférieure d’un registre ou d’une soupape circulaire, comme celle d’untuyau de poêle, et que l’on ouvre ou que l’on ferme aisément à la main;le rebord qui termine le bas du cylindre est une espèce de bourrelet enfonte sur lequel on enveloppe les bords du sac de toile qui doit y être sus-pendu, et que l’on y maintient solidement au moyen d’une courroie à cro-chet et d’un mécanisme à levier fort ingénieux ; il suffit de tourner lapoignée de ce mécanisme pour serrer ou desserrer la courroie, et par suite,pincer et fixer le sac ou l’enlever dès qu’il est plein. Comme la partie esttoujours ouverte à sa base supérieure, on comprend qu’elle est toujourspleine, et qu’en ouvrant la soupape, le sac est rempli presque aussitôt ; parconséquent l’opération se fait avec une grande rapidité. Il est donc très-utile d’avoir ainsi quelques poches adaptées sous la chambre à farine, pourensacher cette dernière promptement et sans peine.
Du monte-sacs. — Un appareil accessoire fort utile dans les moulins estcelui qui sert soit à monter les sacs de blé dans les étages supérieurs del’usine, soit à élever ou à descendre les sacs de farine que l’on y emma-gasine pendant quelques jours en attendant leur sortie. Cet appareil quel’on appelle indifféremment tire-sacs ou monte-sacs n’est autre qu’untreuil Y, composé d’un cylindre en bois traversé par un axe en fer qui,d’un bout, porte une large poulie à joues i' que l’on met en communicationavec une autre semblable ï\ par une forte courroie double en épaisseur, etpar un rouleau de tension f dont la chape est montée sur un axe latéralqui porte une grande manette en fer k ' ; à l’extrémité de celle-ci est atta-chée une cordelette que l’on fait passer sur des poulies de renvoi, et tra-verser la hauteur de chaque étage pour être toujours à la disposition dugarde-moulin et de ses aides. Une roue d’angle V est fixée au bout de l’arbrede couche qui porte la poulie * 2 et la fait tourner sans cesse, parce qu’ellereste engrenée avec la roue de commande t qui est montée sur la colonneverticale mobile. Ainsi, quand on veut monter un sac de blé, il suffit del’accrocher au bout de la corde qui est fixée par l’autre extrémité en unpoint de la circonférence du treuil, et de faire presser le rouleau de ten-sion sur la forte courroie qui passe sur les poulies i’ et i 2 , en soulevant lamanette, ce qui peut se faire d’un étage quelconque ; dès que le sac estarrivé à la hauteur voulue, on abandonne la manette, et le treuil s’arrêteimmédiatement. On a le soin alors de tirer le sac à soi et de le jeter sur unebrouette qui sert à le transporter en un point quelconque de l’usine.
Des trappes en deux pièces m! sont disposées dans les planchers dechaque étage, elles se soulèvent à propos pour laisser passer les sacs que