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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
être exactement cylindrique et concentrique à la circonférence extérieurede la roue ; aussi, avant de mettre celle-ci en place, il faut préalablementdresser cette surface, ce qui peut se faire soit à l’aide d’un faux arbre ,soit à l’aide de l’arbre même qui doit porter la roue (I).
A cet effet on pose d’abord sur les deux fortes pierres d’assise D, dontl’une est à l’intérieur du bâtiment [voy. pl. 2), et l’autre sur le murd’appui, deux longues plaques en fonte E que l’on y encastre en grandepartie, et que l’on fixe ensuite par des boulons à clavette qui traversenttoute l’épaisseur de la pierre. Sur ces plaques sont ajustés les paliers enfonte F , qui intérieurement sont garnis de bois de gayac.
L’arbre, muni de ses tourillons, et tout fretté, est placé dans ses cous-sinets à la hauteur exacte qu’il doit avoir; on y monte les croisillons outourteaux en fonte G, à huit branches, destinés à recevoir les bras de laroue , et sur lesquels on adapte, mais d’une manière provisoire seulement,des montants en bois que l’on relie par une large règle ou une longueplanche dont le rebord est bien dressé et parallèle à l’axe de la roue ; cerebord doit d’ailleurs se trouver à une distance du centre, déterminée parle rayon même donné à la roue. Il est aisé de comprendre qu’en faisanttourner l’arbre sur ses coussinets, l’arête extérieure de la planche engendreune surface cylindrique qui est justement celle que doit avoir le coursier ;on peut donc aisément achever la taille des pierres qui le forment jusqu’àatteindre cette surface.
Le fond, ou la partie inférieure du coursier, se prolonge suivant un planlégèrement incliné jusqu’au delà de la roue, en aval ; cette légère incli-naison, qui, du reste n’est pas d’un décimètre par mètre, et qui ne se pro-longe que de 3 à 4 mètres, est convenable pour faciliter l’écoulement del’eau.
Col de cygne. — La partie supérieure du coursier est formée par uneforte pièce de bois II, qui doit avoir pour longueur toute la largeur donnéeà la roue, plus celle nécessaire pour son encastrement dans les bajoyers oules deux murs latéraux. La paroi apparente de cette pièce est cintrée sui-vant le contour cylindrique du coursier. Comme l’eau doit être dépensée parun orifice en déversoir, et réglée par une vanne plongeante, on a été dansl’obligation de prolonger ce coursier par une plaque de fonte I, appeléecol de cygne , et contre le bord de laquelle la vanne doit glisser. Il est essen-tiel de construire ce col de cygne en fonte, plutôt que de le faire en bois,parce que, dans ce dernier cas, comme on serait obligé de lui donner plusd’épaisseur pour résister à la pression de l’eau qui afflue contre lui danstoute son étendue , il aurait l’inconvénient d’éloigner la vanne de la cir-conférence de la roue.
(1) Il est bien préférable de se servir de l’arbre même, au lieu d’un faux arbre, pour nepas être amené à des erreurs qui pourraient être plus ou moins graves.