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Tome premier.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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Les constructeurs ont dû nécessairement calculer la dépense effectuéepar ces vannes, à diverses époques de l’année, afin d’en conclure unedépense moyenne telle que celle adoptée ci-dessus.

Avant de donner les règles pratiques que nous nous proposons de faireconnaître et qui sont relatives soit aux dépenses d’eau, soit aux dimen-sions principales de la roue, nous croyons devoir commencer par décrirela disposition générale du coursier, du vannage et de son mouvement, etensuite faire voir la construction entière de la roue, de son arbre, commeles assemblages des diverses parties qui la composent.

DISPOSITION GÉNÉRALE DU COURSIER ET DE SON VANNAGE.

Coursier circulaire. — La roue est emboîtée entre deux murs paral-lèles et dans un coursier circulaire en bonne maçonnerie. Le premier mur A,nommé éperon, ou mur d’appui (pl. 2), ne s’élevant que jusqu’au-dessousdu centre de l’arbre de la roue, est construit en pierres de taille solidementassises sur un massif en moellons avec mortier de chaux hydraulique etciment, et liées entre elles par des tirants en fer; sa paroi intérieure, ducôté de la roue, est dressée et exactement verticale pour coïncider, à 2 ou3 millimètres près, avec le plan formant la section des aubes. Le secondmur B, nommé mur de tampanne , n’est autre que celui du bâtiment desmoulins, lequel est revêtu en pierres de taille, qui, pénétrant dans l’épais-seur du mur, alors pris en sous-œuvre, saillissent de 0 m 16, afin de pré-senter leur surface extérieure exactement parallèle à celle de l’éperon ;ce revêtissement n’existe que vers les aubes de la roue, depuis l’admissionl’eau, ou arête supérieure du déversoir, jusqu’au fond ou seuil inférieurdu coursier circulaire C.

Ce coursier est construit en pierres de taille assemblées et bien assisessur un fort massif en moellons (1). Toute cette maçonnerie est faite en mor-tier de chaux hydraulique, et jointoyée en ciment romain ; elle est de plusgarantie en amont par un fort lit de terre glaise, ou d’argiie, qu’on a bienétendu d’eau (2) ( Planche l re ). La surface apparente du coursier doit

(1) Cette construction est évidemment la plus solide, mais elle est aussi la plus coûteuse,elle exige des pierres de fortes dimensions; souvent on établit des coursiers en moellonsou en briques, qui, bien exécutés, présentent toute la solidité désirable et sont beaucoupplus économiques ; on en construit quelquefois en bois, au moyen de madriers cintrés pla-cés de distance en distance et sur lesquels on fixe les planches qui forment la surface exté-rieure du coursier.

(2) On sait que des couches d’argile ou de sable fin ont la propriété d’empêcher les infil-trations en détournant le cours des sources qui viendraient traverser des terrains ou desconstructions qu’elles ne tardent pas à dégrader. Ces couches ou courrois doivent êtredans des directions à peu près perpendiculaires à celles des filets d’eau dont on veut inter-rompre le cours ; on leur donne 40 à 50 centimètres d’épaisseur.