6
PUBLICATION INDUSTRIELLE. '
de résistance et éviter qu’elle ne cède à la pression, chaque partie de cettevanne porte à son extrémité, vers les poteaux en bois, 0 m 081 d’épaisseur,et au milieu, vers le poteau en fonte, elle en a 0 m 110. Lorsque la hauteur dela vanne dépasse la largeur ordinaire d’une planche de chêne, ce qui a leplus généralement lieu, il faut évidemment réunir plusieurs planches oumadriers de même épaisseur que l’on assemble à languette comme on levoit sur le dessin, et qu’on relie quelquefois par des traverses en bois ouparmes.
Il faut que la vanne ait assez de hauteur pour que, dans sa position laplus élevée, lorsque l’usine est arrêtée, son arête supérieure se trouveà 0 m ll ou 0 m 12 au-dessus du couronnement ou de la crête du déversoir,et que son arête inférieure soit encore à la même distance au-dessous durebord supérieur du col de cygne, afin de ne pas craindre, d’une part, quel’eau puisse passer au-dessus de la vanne, et, d’un autre côté, qu’elles’infiltre entre cette dernière et le col de cygne. Ainsi, comme la hauteurde l’orifice a été limitée à 0 m 30, on voit que celle de la vanne ne pouvaitpas être moins de 0 m 52 ; on lui a donné 0 m 55.
Dans les roues de côté, qui dépensent l’eau par des orifices en déversoir,dont l’arête supérieure est toujours à une certaine distance au-dessous dela ligne horizontale passant par le centre, la direction de la vanne ne peutêtre verticale, elle doit être inclinée d’une quantité telle, que, lorsqu’ellese trouve baissée au-dessous du niveau, à une distance déterminée parl’épaisseur de la lame d’eau, son sommet, formant le seuil ou bord infé-rieur de l’orifice d’écoulement, soit le plus près possible de la circonférenceextérieure des aubes ; mais il faut aussi qu’elle ne soit pas susceptible derencontrer ces aubes lorsqu’on la relève pour fermer l’orifice. Il suffit, àcet effet, de tracer le rayon passant un peu au-dessus du filet moyen, lequelest à très-peu près aux 3/5 de la hauteur de l’orifice, et la perpendiculaireà ce rayon tirée tangentiellement à la circonférence extérieure de la roue,donne la direction de la vanne.
Mouvement de la vanne plongeante. — Quoique cette vanne soiten deux parties séparées par le poteau en fonte, il n’en faut pas moins fairemonter ou descendre ces deux parties comme si elles n’en formaient qu’uneseule ; mais alors, au lieu d’y adapter deux crémaillères seulement, commecela arrive dans la plupart des circonstances, il était nécessaire d’en mettrequatre, mues par autant de pignons de même diamètre, ajustés sur unarbre horizontal commun.
Ces crémaillères, représentées sur les fig. 1, 2, 3 et 4, sont en fonte ,dentées sur une longueur suffisante pour donner à la vanne la course né-cessaire ; elles sont chacune terminées, à leur partie inférieure, par uneoreille ou chape, qui sert à les assembler, à charnière, à une équerre