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Tome premier.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE. 7

coudée en fer a , que l’on fixe, sur le sommet ou le seuil de la vanne, pardeux boulons à clavette. Les pignons b ( fig. 3 et 5) sont aussi en fonte et àjoues, afin que, tout en conduisant les crémaillères, ils maintiennent celles-ci dans la direction rectiligne qu'elles doivent parcourir. Mais, comme dansleur mouvement la pression des dents tendrait nécessairement à faire dé-verser ces crémaillères en arrière, on les soutient aussi par des galets enfonte c , tournés et ajustés libres sur des axes ou goujons en fer, fixés cha-cun à un support coudé en fonte d. Quatre supports semblables, convena-blement placés et boulonnés sur la traverse qui forme le chapeau devanne , portent l’arbre de couche e des pignons. Cet arbre est en fer, et endeux parties réunies par une paire de manchons/( fig 3, pl. 3 ), lesquelsont été préalablement assemblés et alésés, pour s’ajuster à la fois sur cesdeux parties, et s’y maintenir au moyen de vis de pression.

L’arbre e se prolonge au delà du chapeau de vanne, du côté où il tra-verse le mur de tampanne, pour porter, à l’intérieur du bâtiment, uneroue en fonte dentée g commandée par une vis sans fin A (fig. 1). Cettevis est ajustée à la partie inférieure d’un arbre vertical i , qu’on a prolongéjusqu’au-dessus du plancher du premier étage, où il porte un volant àmanivelle, afin que de cet étage, on puisse aisément, et sans être obligéde descendre au rez-de-chaussée (1), régler la hauteur de la vanne, et parsuite la dépense d’eau sur la roue, comme encore pour arrêter toutel’usine au besoin.

Une tringle en fer mince j est aussi adaptée, à charnière, au sommetde la crémaillère la plus proche du mur de tampanne, et s’élève verticale-ment jusqu’au-dessus du premier plancher, où elle est coudée pour tra-verser le mur et porter un index, espèce d’aiguille qui indique, sur unerègle graduée, la marche de la vanne ; on peut aisément connaître à chaqueinstant, par ce moyen, l’épaisseur de la lame d’eau qui passe au-dessusde cette dernière.

Pour graduer cette règle, on a placé le seuil, ou arête supérieure de lavanne, exactement dans le plan horizontal passant par la crête du déver-soir, et à ce point correspond le chiffre 0, au-dessous duquel on a fait uncertain nombre de divisions en centimètres et en demi-centimètres. Par con-séquent , si le niveau de l’eau se trouve à fleur de la crête du déversoir, etqu’on fasse descendre la vanne d’une certaine quantité, cet abaissementest exactement indiqué par l’aiguille ; et si le niveau se trouve au-dessous

(1) Cette idée de manœuvrer la vanne plongeante du premier étage, est d’autant plusheureuse, que maintenant, dans un moulin bien établi, toutes les opérations de rhabillage,de régler la mouture, de soulager les meules, etc., se font à cet étage. Le garde-moulinn’est pas obligé, comme dans un grand nombre d’établissements, de quitter les meules etdescendre au rez-de-chaussée pour voir ou tâter la boulange. Nous donnons plus loin lesdessins d’un moulin de ce genre ; il sera facile d’en comprendre tous les avantages.