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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
ARBRE DE LA ROUE HYDRAULIQUE,
AJUSTEMENT DE SES TOUKILLONS.
L’arbre P de la roue est en bois, comme on peut en juger par les des-sins ; sa longueur entière est de 8 m 60, sa section est octogonale danspresque toute la longueur, excepté à l’ajustement de la roue droite enfonte dentée Y, qui doit servir à transmettre le mouvement aux moulins ;en cette partie la section de l’arbre est un quarré dont le côté n’a pasmoins de 0 m 75, ce qui correspond à une surface de plus de 0 m i 56. Onconçoit aisément qu’il fallait donner à un tel arbre cette forte dimension,non-seulement à cause de sa longueur, mais encore à cause de la chargede toute la roue qui, comme on pourra le voir, peut s’élever à plus de18,000 kilog., quand elle est en mouvement.
Des arbres de telles dimensions ne se rencontrent pas aisément, quandon tient à les faire d’une seule pièce ; on a souvent beaucoup de difficultésà en trouver qui soient bien sains, et de plus sans défaut sur toute leurétendue. Celui-ci, sorti de la forêt de Rambouillet, provient d’un groschêne , abattu depuis plusieurs années. Il avait alors ll m 00 de longueur,0“80 d’équarrissage à l’une des extrémités, et 0 ra 73 à l’autre bout; ainsison volume était donc de 6 mc 435, ce qui correspond à un poids d’environ6,500 kilogrammes, poids considérable et qui a occasionné les plus grandespeines pour le sortir de la forêt.
Ce fut près de l’établissement même que l’on s’occupa de le forer, à sesdeux extrémités, pour y ajuster les tourillons en fer l, par lesquels il estsupporté ; on dut prendre les plus grandes précautions pour cette opéra-tion , et à cet effet, après l’avoir percé à l’aide de mèches et de tarières, onse servit d’un porte-lames , composé d’une tige de fer ronde qui, à l’une deses extrémités, était armée d’une lame d’acier et supportée en deux par-ties de sa longueur, par des coussinets placés parallèlement, de manièrequ’en poussant ce porte-lames, à l’aide d’une vis de rappel, à mesure qu’onle faisait tourner, on était certain de le faire constamment marcher dans ladirection de l’axe même de l’arbre, direction que l’on peut connaître paravance en traçant à l’extérieur des lignes convenables. On tournait le porte-lames à l’aide d’un tourne-à-gauche, et à chaque révolution il avançait depx'ès de 0 m 003; le diamètre de la dernière lame, qui a terminé l’alésage,était justement égal au petit diamètre de la tige des tourillons.
Nous avons dit que ces derniers sont en fer bien corroyé ; on les a ajus-tés préalablement avec une grande précision dans les manchons en fonteà quatre ailes Q ( Voy. le détail pl. 3, fig. 6 et 7 ) ; ils y sont, de plus, main-tenus par une forte clavette méplate.