PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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Il arrive souvent que les tourillons sont fondus avec le manchon, ce quiest plus simple ; mais on le fait plutôt pour des roues de dimensions moinsconsidérables; il est évident que dans le cas actuel il eût fallu donner àces tourillons un diamètre sensiblement plus fort, s’ils avaient été enfonte (1), ce qui eût augmenté les frottements, et par conséquent les pertesde force.
Les tourillons, ainsi ajustés dans leur manchon, sont ensuite tournésnon-seulement sur la surface cylindrique, qui forme les tourillons propre-ment dits, mais encore sur toute la longueur de leur tige que l’on a eu lesoin de faire conique, afin qu’en la chassant dans l’arbre, elle comprime lespores du bois et se trouve par cela même plus serrée. Pour permettrel’entrée des ailes du manchon dans le bout de l’arbre, on a fendu celui-cien quatre parties jusqu’à 0 m 35, longueur des ailes, en donnant aux entaillesla section même de ces dernières ; puis, laissant de chaque côté une épais-seur de bois de 0 m 032 à 0"035, on a formé d’autres entailles parallèles auxprécédentes. Cela fait, on a enfoncé les tourillons aux deux extrémités del’arbre, et de manière que les ailes des manchons correspondent aux pre-mières entailles. Étant ainsi en place, ces tourillons ne seraient pas assezsolidement maintenus, quelle que soit la grande précision apportée danscet ajustement : il faut avoir encore le soin de fretter lesjusées ou les deuxbouts de l’arbre.
Cette opération du frettage exige aussi beaucoup d’attention et de célé-rité ; les frettes m , employées à cet usage, sont tirées de barres de ferméplates de 0 m 03 d’épaisseur sur 0“ 06 de large ; on les contourne en cercleà chaud et on les soude à la forge ; mais comme les deux bouts de l’arbreont été préalablement découpés en cône, il faut donner à ces cercles lediamètre et la conicité convenables pour qu’ils opèrent toute la pressiondésirable, et qu’ils puissent cependant être chassés très-fortement sansdétériorer le bois.
A cet effet, le forgeron qui est chargé de ce travail doit présenter chaquecercle sur un gabarit, espèce de borne en fonte, ayant une surface exté-rieure conique semblable à celles des fusées de l’arbre ; comme on donneà chaque fusée une longueur de 0 m 35 à 0 m 36, égale à celle des ailes dumanchon, on place généralement trois frettes ; l’ouvrier s’arrange pourque la première, la plus grande, ne puisse entrer à froid que jusqu’aumilieu de la fusée, et alors, pour la faire entrer à la place qu’elle doit occu-per, il la fait chauffer bien également, au rouge noir seulement, puis deuxhommes viennent la présenter sur la fusée et l’y chassent à coups de mar-
(1) Voir la table relative aux diamètres des tourillons de roues hydrauliques, 10 e livrai-son du II e vol. de ce Recueil.]