PUBLICATION INDUSTRIELLE. 13
tèmes, nous croyons devoir renvoyer aux règles pratiques et aux tablesexposées dans la 10 e livraison, tome II, de ce recueil.
DÉTAILS DE LA ROUE HYDRAULIQUE.
Tourteaux et bras de la roue. — Les cinq tourteaux G, ou croisil-lons de fonte à huit branches, sont montés sur l’arbre à égale distance (1) ;leur ouverture intérieure est plus grande que la section de l’arbre, afin depermettre d’introduire des coins en bois que l’on y chasse avec force etdans des directions différentes. On doit, tout en cherchant à bien assujétirces tourteaux, s’attacher à les centrer aussi exactement que possible, parrapport à leur contour extérieur ; puis, pour que les coins ne tendent pasà glisser, on cloue sur tout le contour de l’arbre, de chaque côté destourteaux, des parties en bois qui ont aussi l’avantage de cacher le joint.
Chacune des huit branches qui garnissent les croisillons forme uneespèce de boîte rectangulaire, composée de trois côtés n’ayant pas plus deO^OIS à 0 ,n 014 d’épaisseur.
Les bras R de la roue sont en bois de chêne, emboîtés, par une extré-mité, dans ces branches, et fixés chacun par deux boulons à écrous; lanervure peu saillante o, qui termine chaque branche, est encastrée dansl’épaisseur de ces bras, pour retenir ceux-ci et diminuer l’effet de l'effortde traction sur les tiges de boulons qui n’ont pas plus de 0 m 018 de dia-mètre.
Ce mode d’assembler les bras de la roue avec son arbre est bien préfé-rable à celui que l’on employait dans les premiers temps, et qui consistaitsoit à traverser l’arbre de part en part, ce qui l’affaiblissait considérable-ment et exigeait par cela même qu’on lui donnât des dimensions beaucoupplus fortes, soit à y fixer, dans toutes les directions, des montants ou tra-verses qui, outre l’inconvénient de compliquer l’assemblage et de rendrela roue fort lourde, avait encore celui de la faire moins solide.
L’autre extrémité des bras est taillée en forme de tenon, pour s’assem-bler avec les cordons ou couronnes S de la roue. Les fig. 10 et 11, pl. 3,montrent bien cet assemblage; mais, pour maintenir le tenon dans samortaise, il est indispensable d’employer une bride en fer méplat p , quiembrasse le cordon, et vient, par ses deux branches, s’encastrer des deuxcôtés du bras ; on traverse ensuite ce dernier et les brides par une cla-vette en fer légèrement conique, laquelle, lorsqu’on la serre, opère unfort tirage qui tend à faire joindre les deux pièces très-fortement; il est
(1) Comme l’échelle adoptée pour le dessin n'a pas permis de faire voir toute la largeurde cette roue, on n’a pu représenter que trois de ces croisillons sur la planche 2 ; mais ilest facile d’en déterminer la place respective.