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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
teau très-vifs et répétés, afin que la frette n’ait pas le temps de se refroi-dir; on a en môme temps la précaution de verser de l’eau sur le bois, pourqu’il ne brûle pas. La seconde frette, préparée de la même manière quela première, et dont le diamètre intérieur ne doit être que celui de l’extré-mité de la fusée, est chauffée et ajustée à la place qu’elle doit occuper,comme la précédente.
Quand ces trois frettes ont été ainsi fortement chassées à leur place res-pective, on enfonce dans chacune des entailles qui ont été préalablementpratiquées aux deux extrémités de l’arbre, des coins en bois », dont l’épais-seur, à une extrémité, est plus forte que la largeur des entailles. Ces coinstendent à comprimer, contre les ailes en fonte, les languettes qui ont étéconservées de chaque côté de ces ailes, et par conséquent, en augmentantl’adhérence, elles resserrent en même temps les pores du bois. Dans lesparties qui n’ont pas encore été touchées, on enfonce de même des callesen bois, entre les frettes et les bords extérieurs des ailes, et aussi, lorsque,après un certain temps, on s’est aperçu que les frettes ne sont pas suffisam-ment imprimées dans le bois, et que par conséquent on croit remarquerqu’elles ne serreraient pas assez, on cherche à intercaler, entre elles etl’arbre, des coins plus ou moins minces de distance en distance ; mais cetteopération est généralement superflue quand on a apporté dans l’ajustementles précautions nécessaires que nous venons d’expliquer.
Enfin, pour compléter cet ajustement, on doit encore introduire dans lebout des fusées quelques calles en bois , et quelques autres en fer, quel’on chasse avec force dans de petites entailles formées à l’aide d’un instru-ment pointu et à double tranchant, ayant la forme d’une langue de carpedont il conserve le nom.
L’arbre, ainsi muni de ses tourillons, a été mis en place, porté sur lespaliers en fonte F qui, intérieurement, sont garnis de coussinets en boisde gayac. Ces coussinets, moins coûteux que ceux en bronze et dont l’em-ploi est au moins aussi durable, sont bien préférables aux coussinets defonte qu’ils remplacent. Ces derniers, employés avec avantage dans decertaines circonstances, comme par exemple dans le cas où ils reçoiventdes arbres peu chargés et tournant avec une grande vitesse, ne peuventêtre généralement appliqués aux tourillons de roues hydrauliques ; non-seulement ils s’usent très-rapidement, mais encore il arrive fort souventque l’usure n’est pas régulière et que les tourillons s’ovalisent.
Chaque palier est recouvert d’un chapeau demi-circulaire, en fonte, quine touche pas le tourillon ; il ne sert qu’à conserver la graisse ou l’huiledont on doit toujours avoir le soin de garnir les coussinets.
Pour le diamètre à donner à ces tourillons, qui portent une grandecharge, et en général aux tourillons de roues hydrauliques de divers sys-