PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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on serait tenté de le croire. Pour que la même roue puisse admettre defaibles lames d’eau, comme cela peut avoir lieu dans quelques mois del’année, on s’est arrangé pour pouvoir placer entre les deux grandes aubesqui ont 0” 72 d’écartement à la circonférence extérieure, une autre inter-médiaire plus courte, que l’on enlève alors dans les fortes eaux.
Engrenage placé sur l’arbre de la roue. — Pour transmettre lemouvement de la roue hydraulique au gros mécanisme des moulins, et,par suite, aux appareils accessoires, on a monté sur son arbre une rouedroite en fonte Y, de 4 m 670 de diamètre primitif, et composée de deuxparties réunies au moyeu par quatre forts boulons, puis, aux extrémitéset au milieu des bras, par d’autres boulons plus courts (fig. 6 et 7, pl. 3).La denture de cet engrenage est en fonte brute de 0 m 27 de largeur et0 m 0733 de pas. 11 porte 200 dents et engrène à la fois avec deux pignonsdroits Z, en fonte, ayant l m 26 de diamètre primitif; ces pignons, ajustés,libres sur leurs arbres, peuvent y tourner fous, lorsqu’on débraye lesmanchons en fonte, par lesquels leur mouvement doit se transmettre.( Voy . le plan générai, fig. 2. )
Le moyeu de la roue est quarré, afin de se placer sur la partie quarréecorrespondante de l’arbre, et n’y pas ajusté exactement, mais au con-traire avec un jeu de 0 m 020 à G m 025, pour permettre de la centrer parrapport à sa circonférence extérieure. On a eu le soin d’incruster paravance, sur chacune des quatre faces de l’arbre, des platines en fer t, afinde recevoir la pression des boulons qui traversent le moyeu, et que l’onserre au degré convenable. Ces boulons ne sont pas taraudés dans la fonte,parce que les filets n’y résisteraient pas suffisamment, mais ils ont desécrous quarrés en fer, logés dans l’épaisseur même du moyeu (fig. 6 et 7);et des contre-écrous à six pans plus minces, placés en dehors , les main-tiennent solidement pour les empêcher de se desserrer.
Déversoir et vannes de décharge. — Le déversoir, placé en amontde la roue hydraulique, et que nous n’avons pu figurer sur les dessins, aplus de 10 mètres de large ; ainsi il peut servir de régulateur tant que lescrues ne sont pas très-considérables (elles sont extrêmement rares surl’Essonne ); les crues et les abaissements subits résultent plutôt des mo-ments d’arrêt des usines supérieures que de l’irrégularité proprement ditede la rivière.
Deux vannes de décharge, dont l’une k' est en partie représentée surle plan fig. 2, sont à la suite du déversoir, près de la roue. Ces vannesprennent de fond et ont chacune 0“76 de largeur; la hauteur de leurseuil au niveau supérieur est de l m 08. Ainsi, lorsqu’elles sont entièrementouvertes, elles peuvent dépenser au moins 3 mètres cubes d’eau par se-conde. Ces vannes sont en chêne et mobiles dans des poteaux également
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