PUBLICATION INDUSTRIELLE. 41
mais le produit de la largeur réduite 6 m 32 de la roue par la distance 0 m 32de deux aubes consécutives, est égal à 2 m 022 ;
on a donc 0“ c 86 : 2 m 022 = 0 m 42
pour la profondeur des aubes ; mais comme la distance des aubes n’est pasla même au fond qu’aux extrémités, comme d’ailleurs le fond est encorerétréci par les contre-aubes inclinées à 45 degrés, et qu’enfin la capacitéest diminuée par l’épaisseur même des planches dont ces aubes et contre-aubes sont composées, il faut évidemment augmenter cette profondeur;c’est pourquoi les constructeurs lui ont donné 0 m 49, depuis le bout del’aube jusqu’à la circonférence extérieure des cordons.
EFFET UTILE DE LA ROUE.'
La force absolue d’un cours d’eau est le produit du volume d’eau dépensépar 1" ( exprimé en kilogrammes ) par la hauteur de chute exprimée enmètres. Ainsi lorsque la dépense est de 1300 litres ou 1300 kilog. par i",et que la hauteur totale de la chute est de 2 m 475, le produit de 1300 k par2 m 475, exprime en kilogrammètres la force absolue; on peut encore l’éva-luer en chevaux-vapeur, en divisant le résultat par 75 ; on aurait donc
environ 3217 km ; 75 = 43 chevaux.
Les roues de côté, à aubes planes, à coursier circulaire, et recevant l’eauen déversoir, lorsqu’elles sont bien établies, comme nous venons de le voir,peuvent utiliser 70 à 75 pour 0/0 de la force absolue du cours d’eau. Lesexpériences de M. Morin démontrent en effet qu’on peut, dans la plupartdes cas, atteindre ce chiffre, et certes, après un expérimentateur aussihabile, nous n’aurions pas besoin de constater ce rapport; cependant,ayant eu occasion de faire, sur la roue de Corbeil et sur plusieurs autresroues semblables, quelques expériences comparatives, nous sommes bienaise de les résumer ici, pour faire voir surtout quelle est la quantité deblé moulu dans un temps donné. Il est, en effet, essentiel dans toutes lescirconstances, de connaître le travail dont un moteur est capable, parce quec’est sur ce travail que l’on établit ses comptes de revient, les comptes defabrication , et souvent, par suite, les bénéfices présumables que l’on peutréaliser.
Ces expériences furent faites conjointement avec M. Guenet, ingénieurde mérite, qui voulut bien nous aider dans cette circonstance avec sonobligeance accoutumée.
Il résulte de ces expériences qu’en dépensant une force moyenne de20 chevaux sur la roue de Corbeil, et en faisant marcher avec cette puis-