MACHINE A PERCER
APPLIQUÉE A FAIRE
LES TENONS DES DENTS EN BOIS DES ENGRENAGES,
Par 91. CARTIER,
Si la construction des machines est une des branches les plus importantesde l’industrie manufacturière, elle est aussi l’une de celles qui demandentle plus d’étude et d’intelligence. Il ne faut pas seulement, aujourd’hui,qu’un constructeur sache bien établir une machine, un appareil quel-conque, il faut encore qu’il sache trouver les moyens d’exécuter cetappareil ou cette machine avec économie, tout en y apportant une grandeprécision ; il faut enfin qu’il perfectionne ses outils ou qu’il en inventeconstamment de nouveaux.
M. Cartier, ancien mécanicien de Paris , a tellement compris l’importancede Xoutillage pour la confection des pièces de machines, qu’il a constam-ment cherché à simplifier la main-d’œuvre, à remplacer le travail del’homme par des moyens mécaniques.
Nous aurons l’occasion de parler de plusieurs des machines-outils qu’il aconçues et exécutées avec une rare perfection, et, dès aujourd’hui, nouscommencerons par publier une machine intéressante autant par sa simpli-cité que par le travail qu’elle est capable de faire : elle pourra donner unepremière idée des capacités de son auteur ; nous voulons parler de sa ma-chine apercer avec l’application d'un chariot pour faire les tenons des dentsde bois des engrenages droits et coniques.
Jusqu’à ces derniers temps, on préparait les tenons ou les queues des dentsde bois à l’aide d’une scie de menuisier ; mais, quand il se présentait defortes dentures de 18 à 20 centimètres de largeur, et quelquefois plus, ilfallait souvent deux hommes pour rendre la manœuvre de cette scie moinsfatigante, moins pénible. Ce moyen, qui est encore en usage dans la plu-part des ateliers de construction, est non-seulement fort long, mais il