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Tome premier.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

être étalée régulièrement sur toute la largeur de la mâchoire, et enfoncéejusque vers le tiers, au moins, de sa longueur, afin d’être suffisammentmaintenue pour éviter autant que possible que les brins ne se rompent,d’où résulterait trop de déchet et des étoupes longues et mauvaises qui setravailleraient mal sur les cardes. Cette observation est surtout rigoureusepour les extrémités de la mèche ; c’est pour cela qu’en Angleterre on faitmême l’application d’une machine spéciale pour dégager les bouts ; lesmèches sont alors pincées dans presque toute leur longueur.

Les mâchoires se composent chacune de deux ais ou plateaux en boisM,M 7 , dentelés à leur extrémité inférieure pour former mordaches, afinque le lin soit bien pincé et qu’on ne risque pas que quelques parties s’endétachent; mais l’une de ces mordaches, la première, est garnie d’un drappour ne pas couper le lin par une trop forte pression. A leur partie supé-rieure elles sont garnies de plaques de tôle l qui se réunissent à charnièreet qui permettent qu’on les écarte au degré convenable. La plaque, quise trouve fixée sur la branche M 7 , se prolonge en équerre et forme uneespèce de crochet au moyen duquel on peut attacher la mâchoire et la sus-pendre à la chaîne sans fin p , à laquelle on donne un mouvement de trans-lation extrêmement lent, comme nous le verrons plus loin. Sur cettemême branche M 7 , et vers sa partie inférieure, sont incrustés et fixés àvis les pitons o , dans lesquels on fait entrer les deux bras arrondis de lapièce en fer m , qui présente la forme d’un T ; la tige du milieu de cettepièce est cylindrique et ajustée libre dans des guides en fer n , dont lesoreilles méplates sont vissées sur la première mordache M. Elle est aussimunie d’un bouton au moyen duquel on peut la faire glisser, soit pourdégager les bras de leurs pitons, et par conséquent permettre d’ouvrir lamâchoire, soit au contraire pour les y engager, et, par suite, fermer cettedernière.

Mais comme il importe que les mordaches soient toujours très-fortementserrées pour que le lin soit bien pincé et qu’il ne puisse s’échapper, malgréla force avec laquelle les peignes doivent le tirer, on conçoit bien qu’onne pourrait effectuer cette opération de fermer les pinces en poussant lapièce m à la main ; on ne peut la manœuvrer qu’à l’aide d’une clé, etencore en les plaçant convenablement sur une table disposée à cet effet.Chaque paire de mâchoires, chargée d’un paquet de lin, est portée à lamachine par l’ouvrier qui les accroche successivement sur la chaîne sansfin p et les fait appuyer sur deux règles conductrices en fonte N, N 7 ; dansla première de ces règles sont ménagées, sur toute la longueur, des rai-nures dans lesquelles se loge la chaîne qui, de cette sorte, se trouve sou-tenue dans sa marche horizontale, et ne peut s’écarter de la ligne qu’elledoit parcourir. Cette règle se boulonne à des oreilles venues de fonte avec