PUBLICATION INDUSTRIELLE. 59
3° Dans des cylindres et un tambour destinés à recevoir les étoupes àmesure qu’elles se dégagent des mèches.
Ce sont ces diverses parties que nous allons successivement étudier danstous leurs détails, à l’aide des figures représentées sur la planche 5 e .
DISPOSITION GÉNÉRALE DE LA MACHINE.
Construction du bâtis. — Cette machine pour laquelle M. de Girardprit un brevet de quinze ans, en 1832, ne tarda pas à être imitée en An-gleterre, d’où elle nous est revenue avec des modifications plus ou moinsheureuses, qui, en général, ne paraissent pas être approuvées par l’inven-teur. Nous avons dû la représenter telle qu’elle a été construite dans cepays, suivant le dessin exact que nous devons à l’un de nos meilleurs amis,M. Colin, directeur du bel établissement de Girardow, près Varsovie , etingénieur très-recommandable, à qui nous devons la communication desdocuments que nous publions sur cette machine. Elle est établie aujour-d’hui avec divers changements par M. Decoster, mécanicien d’une ardeuret d’une capacité vraiment remarquables, et à qui madame de Girard a faitla cession du privilège de l’inventeur.
Dans la machine représentée, le bâtis se compose de deux châssis verti-caux et parallèles A, en fonte mince, renforcés par des moulures conve-nablement disposées ; à des hauteurs calculées on a ménagé des traverseset des oreilles servant à recevoir les coussinets de chacun des axes de lamachine, ce qui en rend l’ajustement et la pose très-simples et très-faciles.
Ces châssis sont boulonnés sur une dalle en pierre ou sur une charpenteencastrée dans le sol de l’établissement ; ils sont, de plus, réunis vers leurpartie inférieure par des entretoises en fonte B, et à leur partie supérieurepar des tirants en fer a, qui, en même temps, maintiennent leur écartement.
La hauteur entière des châssis est de 2 m 20, leur plus grande largeur,prise à la base, n’est pas de plus de 0 m 92, et leur écartement est égalementde 0 m 92, mesuré du milieu de l’épaisseur de l’un au milieu de l’autre. Ainsila machine seule n’occupe pas un espace de 1 mètre quarré. Mais il importede laisser, au moins sur trois côtés, un emplacement suffisant, soit pourpermettre de circuler aisément autour, soit pour recevoir les tables néces-saires aux deux hommes chargés de desservir continuellement la machine,de sorte que l’on doit généralement compter sur un emplacement qui n’aitpas moins de 2 m 50 sur 3 mètres.
Des pinces ou mâchoires , et de leurs conducteurs. — Le lin quel’on veut soumettre à l’action de la machine, pour le diviser et en extraireles étoupes, doit être disposé d’avance par mèches ou paquets d’un poidsd’environ 125 à 150 grammes, que l’on pince entre les mâchoires MM', dis-posées comme l’indiquent les fig. 1 et 2, et le détail, fig. 3. La mèche doit