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Tome premier.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

composent simplement dune plaque de cuivre g{ fig. 5), préalablementdivisée sur toute une face, et percée de trous, dans laquelle on chasse lesaiguilles en acier i , qui sont variables de grosseur et décartement entreelles.

Ces aiguilles doivent toujours être trempées à un degré tel quellespuissent conserver une élasticité suffisante pour ne pas se courber à uneffort de flexion, et en même temps avoir une ténacité assez forte pour nepas se rompre à un effort instantané.

La confection de ces aiguilles est donc un objet auquel on attache unetrès-grande importance, et, il nous faut malheureusement lavouer, onnest pas encore arrivé, en France , à un degré de perfection aussi avancéquen Angleterre, du moins pour les aiguilles fines, malgré les efforts quenos fabricants ont pu faire jusquici pour atteindre ce but.

La position, comme la grosseur et la forme à donner à ces aiguillessont aussi très-importantes. La forme conique, à section circulaire, est laplus convenable ; celles dont la section est elliptique et carrée sont aban-données.

Les aiguilles les plus fortes employées pour le peignage portent 2 1/2 à3 millimètres de diamètre à la tête ; on les dispose, très-écartées, sur deuxrangs et en diagonale sur les garnitures qui doivent les recevoir. Cellesplus faibles, qui nont pas 2 millimètres de diamètre, sont plus serrées queles premières, et disposées sur trois rangs également en diagonale sur lesgarnitures.

Enfin, vers la droite de la machine et à la partie supérieure, les dentsdes peignes sont beaucoup plus fines et plus serrées, elles sont sur cinqà six rangs , et quelquefois sur dix à douze rangs, cas extrêmement rare;les dents les plus écartées se trouvent vers la gauche, et à la partie infé-rieure de la machine ; on conçoit en effet que la plus grande partie dupeignage doit se faire vers le haut, lextrémité inférieure étant toujourssuffisamment peignée ; les dents les plus fines et les plus rapprochées setrouvent vers la droite. Voyez la fig. l re , sur laquelle on a indiqué, par despoints seulement, la projection des aiguilles, quoiquelles ne soient pasapparentes, afin de faire comprendre leur disposition et leur plus ou moinsgrand écartement.

Du reste, quon le remarque bien, il est extrêmement difficile de donnerdes règles positives pour la disposition des aiguilles, leurs degrés de rap-prochement ou de décroissement, à cause des natures si variables et simultipliées des lins que lon est susceptible de peigner ; on conçoit aisé-ment , en effet, que les lins durs et cassants ne peuvent pas être diviséscomme des lins doux et fins ; que les premiers exigent plus dattention,plus de soins de la part de louvrier que les seconds.