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Tome premier.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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JEU ET TRAVAIL DE LA MACHINE A PEIGNER .

Préparation du lin avant de le soumettre a l’action du peignage.— L’inspecteur qui, dans un établissement de filature, est chargé dénoterle travail et de surveiller les ouvriers, doit peser le lin par paquets de40 à 50 kilogrammes, par exemple, et le distribuer à des femmes quis’occupent de le dresser. Chaque femme prend donc un paquet ainsi pesé,et le transporte à la place où elle travaille ; elle a d’abord le soin de teillerle lin, c’est-à-dire de séparer grossièrement les parties qui seraient tropsales, pour les porter ensuite à la batteuse , machine composée seulementd’un volant à quatre ailes, qui tourne avec une très-grande vitesse ; levolant est à moitié renfermé dans une caisse rectangulaire, et recouvertsur l’autre moitié, celle supérieure, par une enveloppe de planches quilaisse entre elle et la circonférence extérieure du battant très-peu d’écar-tement ; ce lin peut être alternativement introduit par des ouverturesménagées aux deux parties opposées de celte enveloppe, immédiatementau-dessus de la caisse rectangulaire.

Après que le lin le plus sale a été ainsi battu, que les pailles qu’il conte-nait se sont brisées et détachées, l’ouvrière revient à sa place pour préparerdes poignées d’un poids d’environ 1/8 de kilogramme : ce poids n’est pasrigoureusement exigé, il n’est déterminé qu’approximativement. Elle poseces poignées, ou mèches de lin, en croix les unes sur les autres, et sur unbanc qu’elle occupe près d’elle ; elle prend ensuite chaque mèche, et l’ar-range autant que possible pour que les brins soient également répartissur toute la longueur, puis elle la secoue en tenant la mèche d’une mainpar l’une de ses extrémités, et en frappant de l’autre de manière à lisserle lin et en faire détacher déjà quelques étoupes. Cela fait, elle enveloppel’un des bouts autour d’un crochet adapté, à cet effet, à un poteau situéau-dessus de son banc ; elle tire à elle fortement, afin d’arracher et d’en-lever les brins qui ne sont pas arretés, et elle les pose sur le banc ; ellecontinue ainsi jusqu’à ce qu’elle ne puisse rien retirer, puis elle change debout pour répéter la môme opération. Les mèches de lin ainsi préparées,elle en forme des tresses qu’elle s’empresse de nouer pour les porter à lamachine à peigner. Elle a eu le soin d’indiquer, en faisant ces tresses, dequel côté se trouve la racine du lin, parce que c’est toujours cette racineqn’elle met en torsade.

Lorsque cette machine est en activité, elle doit toujours être garnie depinces, au moins dans toute la largeur de son bâtis; les extrémités desdeux conducteurs le sont plus ou moins, suivant l’activité des deux ouvrierschargés de la desservir.