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Tome premier.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

Ces deux hommes ont chacun une table élevée, placée en face ou à côtéde la machine, et qui leur sert à étendre et à poser les pinces entre les-quelles ils doivent serrer les mèches de lin à peigner. Nous avons dit queces mèches sont pesées d’avance à 125 ou 150 grammes au plus ; ils lesétendent le plus également possible sur toute la largeur de la mâchoire,et comme chaque mèche ne peut évidemment être peignée que par moitié,on cherche à la pincer sur un peu plus du tiers de sa longueur.

Pour faciliter cette opération de serrer et desserrer les mâchoires, afind’y placer ou de retirer la mèche de lin, vers le milieu de la table sontfixés deux liteaux parallèles formant une certaine saillie, et d’une distancedéterminée par la largeur des pinces, afin que celles-ci puissent s’y logerlibrement. Au centre de la table, et entre ces liteaux , est une pièce de ferfortement boulonnée , qui sert d’arrêt ou de point d’appui à l’ouvrier,quand il ferme une mâchoire. De chaque côté de cette pièce, et toujoursentre les liteaux, sont pratiquées dans la table des ouvertures rectangu-laires , pour recevoir les parties de la mâchoire qui forme charnière etsaillie, et de plus sur la même ligne sont des plans inclinés formés d’unmorceau de madrier assez élevé, et dont la surface supérieure est suffi-samment inclinée pour y coucher l’une des branches de la pince, lorsqu’onl’ouvre ou qu’on la ferme.

Deux goujons tournés, fixés sur un des liteaux, à droite et à gauche dela pièce d’arrêt placée au centre de la table, servent alternativement depoints fixes à une clé en fer, ou espèce de levier, disposé pour serrerassez fortement les coins de la mâchoire : à cet effet, elle est d’un boutterminée par un œil circulaire que l’on engage sur l’un des deux goujonsprécédents. Vers le milieu est une ouverture allongée, dans laquelle il faitpasser la petite poignée de la mordache, puis, au moyen du manche quitermine l’autre bout de la clé, il la pousse à droite ou à gauche, selonqu’il veut fermer ou ouvrir la pince pour enlever une mèche de lin qui aété peignée, ou pour en placer une nouvelle.

Autour de la machine est un plancher élevé au-dessus du sol de l’éta-blissement à la hauteur convenable (de 0 m 50 environ), comme les tables,afin que les ouvriers puissent la desservir aisément, et sans être gênés parune trop grande hauteur.

Quand la machine est garnie de ses pinces chargées de leurs mèches, lesouvriers qui la dirigent doivent avoir le soin d’y placer des peignes dontles aiguilles soient d’une grosseur et d’un écartement convenables, selonla nature, la qualité des lins à peigner.

Nous l’avons dit, la disposition des aiguilles et des peignes est d’unetrès-grande importance, dans cette opération, pour obtenir un bon pei-gnage, et la machine de M. de Girard offre cet immense avantage, qu’elle