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Tome premier.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

douze, ce qui est, du reste, la limite extrême. Ces peignes de douze rangsne semploient même que rarement, et pour des lins susceptibles dunetrès-grande division. Quand vient loccasion de sen servir, ils donnent aulin une finesse telle que le peignage à la main ne saurait en approcher.Mais, même dans ce cas , on ne doit employer que des peignes de deuxrangs sur les branches inférieures.

« Ce nest pas un des moindres avantages de cette machine, que nulleautre ne se prête aussi bien aux besoins si variés du peignage, et ne shar-monise aussi facilement avec la nature du lin quon doit travailler.

« Les peignes adaptés sur les branches étant mobiles, peuvent toujoursse changer à volonté ; et comme ils portent depuis deux jusquà douzerangs daiguilles, il y a un grand nombre de combinaisons possibles. Leschangements y sont aussi possibles que dans le peignage à la main, et ilsy sont plus nombreux, aussi nombreux que les variétés mêmes du lin.

« Mais, par cela même que cette machine est susceptible dautant decombinaisons diverses que la diversité des lins lexige, elle est plus diffi-cile quune autre à manœuvrer. Ces machines brutales, comme il y en atant, qui vont toujours du même train, sans égard pour la nature sivariable de la matière quelles travaillent, ne demandent chez ceux qui lesgouvernent, ni connaissances ni soins. Elles peuvent être conduites pardes hommes de peine, par les premiers venus. Celle-ci demande aucontraire, sinon dans les ouvriers qui la servent, au moins dans le chefdatelier qui en règle les dispositions, une certaine intelligence et uneconnaissance assez approfondie de son métier. Il en est delle, si je puisme servir de cette comparaison, comme dun cheval fin, qui na devaleur quentre les mains dun écuyer habile ; pour lécuyer maladroit,une rosse vaut beaucoup mieux. Cest sans doute pour cette raison que ,dans quelques établissements, elle na pas répondu aux espérances quelon avait fondées sur elle, tandis que dans dautres on ne voudraitplus sen passer à aucun prix. Si cette habileté quelle exige est undéfaut quon puisse lui reprocher, cest un défaut qui tient à la naturedes choses, et qui se rencontrera inévitablement dans tout peignage bienentendu.

« Jai dit quil me semble impossible de trouver, en dehors de cettepeigneuse, rien de vraiment satisfaisant. Et en effet, de quelque manièreque lon sy prenne, il faudra toujours que la machine inventée remplisseles conditions essentielles :

« 1° Peigner le lin des deux côtés à la fois ;

« 2° Produire un mouvement de va et vient des peignes, au lieu delabourer la mèche dans toute sa longueur ;

« 3° Agir avec des branches détachées, tant pour rendre ce mouvemen