PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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de va et vient possible, que pour permettre de varier l’effet du peignage, etc.
« Dès lors, je ne vois plus en quoi le système nouveau différera du sys-tème actuel, au moins dans ses données premières. Aussi M. Decoster, quia fait du peignage une étude si longue et si approfondie en France et enAngleterre, au lieu de s’ingénier à inventer un procédé nouveau, commeil l’a fait avec bonheur pour d’autres opérations de la filature, s’est-ilappliqué uniquement à perfectionner celui-là. Je ne veux pas dire assuré-ment que les perfectionnements qu’il a reçus soient les derniers, et qu’onn’en trouvera plus d’autres ; car qui peut à cet égard poser des limites?Mais j’ai la ferme conviction que le procédé en lui-même ne sera jamaisremplacé.
« On comprend qu’il est impossible de donner ici des règles précises surla manière de se servir de la machine, et de disposer les peignes, puisquecela dépend tout à fait de la qualité des lins que l’on emploie. Ce qui pré-cède suffit pour mettre sur la voie, la pratique et une attention soutenueferont le reste. Je n’ajouterai que quelques observations.
« Il faut d’abord, comme on l’a vu, que la finesse des peignes soit gra-duée , depuis l’entrée jusqu’à la sortie de la machine, c’est-à-dire dans lalongueur d’une branche. La gradation à établir n’est pas toujours lamême. Le moyen le plus simple de reconnaître si elle est convenable pourla nature du lin , c’est de regarder sur le tambour la masse des étoupesproduites. Si le tambour est plus chargé dans la première partie que dansla seconde, c’est que les premières aiguilles sont trop faibles et trop serréescomparativement aux autres. Réciproquement, si le tambour se chargeplus sur la fin, c’est que les premières aiguilles n’ont pas produit assezd’effet. En général, une gradation bien établie dans ce sens doit donnerune masse d’étoupes partout égale sur le tambour.
« Il faut ensuite que les peignes soient gradués de haut en bas. Ici onn’a plus de guide certain; mais on peut essayer divers peignes, et voirquels sont ceux qui donnent, avec le moins de déchet, un résultat satisfai-sant. La gradation, dans ce sens, ne doit guère s’étendre au delà des troispremières branches. Les autres branches n’admettent généralement quedes peignes de deux rangs clairs. Cependant il faut avoir égard, en ceci,non - seulement à la nature du lin, mais encore à la longueur des mèches.Dans tous les cas, il doit y avoir une grande différence entre la premièrebranche et la seconde, tant parce que la première branche agit sur lapartie tout à fait moyenne, que parce qu’elle agit seule sur cette partie ,tandis que partout ailleurs l’effet augmente de l’action des branches supé-rieures.
« On a reproché à la machine de faire des nœuds dans les étoupes. C’estce qui arrive en effet quelquefois, particulièrement pour les lins gras, tels