Band 
Tome premier.
Seite
71
JPEG-Download
 

PUBLICATION INDUSTRIELLE.

71

de va et vient possible, que pour permettre de varier leffet du peignage, etc.

« Dès lors, je ne vois plus en quoi le système nouveau différera du sys-tème actuel, au moins dans ses données premières. Aussi M. Decoster, quia fait du peignage une étude si longue et si approfondie en France et enAngleterre, au lieu de singénier à inventer un procédé nouveau, commeil la fait avec bonheur pour dautres opérations de la filature, sest-ilappliqué uniquement à perfectionner celui-. Je ne veux pas dire assuré-ment que les perfectionnements quil a reçus soient les derniers, et quonnen trouvera plus dautres ; car qui peut à cet égard poser des limites?Mais jai la ferme conviction que le procédé en lui-même ne sera jamaisremplacé.

« On comprend quil est impossible de donner ici des règles précises surla manière de se servir de la machine, et de disposer les peignes, puisquecela dépend tout à fait de la qualité des lins que lon emploie. Ce qui pré-cède suffit pour mettre sur la voie, la pratique et une attention soutenueferont le reste. Je najouterai que quelques observations.

« Il faut dabord, comme on la vu, que la finesse des peignes soit gra-duée , depuis lentrée jusquà la sortie de la machine, cest-à-dire dans lalongueur dune branche. La gradation à établir nest pas toujours lamême. Le moyen le plus simple de reconnaître si elle est convenable pourla nature du lin , cest de regarder sur le tambour la masse des étoupesproduites. Si le tambour est plus chargé dans la première partie que dansla seconde, cest que les premières aiguilles sont trop faibles et trop serréescomparativement aux autres. Réciproquement, si le tambour se chargeplus sur la fin, cest que les premières aiguilles nont pas produit assezdeffet. En général, une gradation bien établie dans ce sens doit donnerune masse détoupes partout égale sur le tambour.

« Il faut ensuite que les peignes soient gradués de haut en bas. Ici onna plus de guide certain; mais on peut essayer divers peignes, et voirquels sont ceux qui donnent, avec le moins de déchet, un résultat satisfai-sant. La gradation, dans ce sens, ne doit guère sétendre au delà des troispremières branches. Les autres branches nadmettent généralement quedes peignes de deux rangs clairs. Cependant il faut avoir égard, en ceci,non - seulement à la nature du lin, mais encore à la longueur des mèches.Dans tous les cas, il doit y avoir une grande différence entre la premièrebranche et la seconde, tant parce que la première branche agit sur lapartie tout à fait moyenne, que parce quelle agit seule sur cette partie ,tandis que partout ailleurs leffet augmente de laction des branches supé-rieures.

« On a reproché à la machine de faire des nœuds dans les étoupes. Cestce qui arrive en effet quelquefois, particulièrement pour les lins gras, tels