PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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pour donner une idée des travaux qui ont complété la découverte deM. de Girard. C’est grâce à ce simple changement dans les vitesses descylindres et du tambour (changement à peine sensible à l’œil), que lesétoupes s’en vont aujourd’hui d’elles-mêmes, et que la machine fonctionnedésormais sans embarras (1). »
Comparons maintenant la machine à peigner de M. de Girard avecquelques-unes des plus récentes qui ont été brevetées depuis peu enFrance , et dont nous ne donnons du reste qu’une description succincte.
Le 23 décembre 1839, il a été délivré à M. Garnier un brevet d’impor-tation et de perfectionnement de cinq ans pour une machine à peigner lelin dite à nappe continue. Cette machine se compose de courroies sans fin,sur lesquelles sont fixés des peignes détachés, disposés de telle sorte queles aiguilles les plus fortes et les plus écartées, placées sur un ou deuxrangs au plus dans chaque peigne, commencent l’opération, c’est-à-direqu’elles se trouvent à l’une des extrémités ; elles se rapprochent et sontplus fines à mesure qu’on avance vers l’autre bout. Pour des lins très-finson a même une seconde nappe continue, mais beaucoup plus étroite quela première, et garnie de peignes dont les aiguilles sont très-rapprochées :on peut au besoin ne pas se servir de cette nappe. Les mèches de lin,convenablement étendues, sont pincées entre des mâchoires verticales quel’on suspend à une chaîne sans fin à laquelle on communique un mouve-ment de translation, les mèches sont obligées de passer entre deux nappesparallèles et verticales garnies de leurs peignes, qui les attaquent des deuxcôtés à la fois ; les peignes descendant verticalement, à mesure que chaquemèche s’avance horizontalement, doivent nécessairement se promener surune grande partie de sa longueur.
Les étoupes qui résultent du peignage et qui restent au bout desaiguilles, sont remontées jusque vers la partie supérieure où sont placésdeux tambours, armés de dents, qui s’en emparent, et de la surface des-quels on peut aisément les enlever.
Ainsi on peut reconnaître, par ce simple exposé, que la peigneuse deM. Garnier repose sur les mêmes principes que celle de M. de Girard. Lamèche est travaillée des deux bouts, elle a un mouvement de translationpendant que les peignes l’attaquent, et ceux-ci sont détachés pour per-mettre de les varier au besoin suivant la nature des lins à peigner. Elle nediffère réellement que par les tambours qui reçoivent les étoupes. Les
(1) M. Colin nous a aussi assuré, à cet égard, que, depuis qu’il était à la filature, aucunchangement n’a été fait dans les vitesses des cylindres, et que non-seulement on n’a jamaiseu la moindre idée d'un embarras causé par l’encombrement des étoupes, mais que per-sonne ne s’en occupe ni n’a à s’en occuper. Arm.