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Tome premier.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

mèches paraissent être tout à fait pincées par leur extrémité, par consé-quent elles sont abandonnées dans presque toute leur longueur.

La Machine propre à peigner le Un, le chanvre , et d’autres matièresfilamenteuses, pour laquelle M. Newton, de Londres , a pris un brevetd’importation et de perfectionnement de dix ans, le 31 juillet 1839, apeut-être moins d’analogie avec celle de M. de Girard, quoiqu’elle paraisseégalement reposer sur les mêmes principes. Ainsi, comme dans la ma-chine précédente, l’auteur emploie des courroies sans fin, mobiles surdes tambours, et garnies de peignes, mais à des distances assez éloignées.11 existe également des nappes vis-à-vis l’une de l’autre, mais la disposi-tion et l’écartement des peignes sont tels que les aiguilles ne se croisentjamais; pendant tout le temps qu’elles attaquent la mèche, les courroiessont verticales, par conséquent elles se promènent aussi sur presque toutela longueur de celle-ci. 11 est vrai que les pinces auxquelles les mèchessont suspendues verticalement sont placées de manière à se mouvoir sui-vant une direction inclinée, au lieu de suivre une ligne horizontale ,comme dans les machines précédentes. Dans ce cas, au commencement del’opération , la mèche , se trouvant dans une position très-élevée, n’estattaquée par les peignes que vers l’extrémité inférieure; à mesure qu’ellemarche, elle descend, par conséquent elle présente, de plus en plus, denouveaux points aux peignes jusqu’à ce qu’elle soit arrivée à l’autre extré-mité de la machine, où elle est alors peignée dans toute la partie qui setrouve en dehors des pinces. Vers la partie inférieure, et latéralement,sont des cylindres débourreurs qui s’emparent des étoupes dont les pei-gnes sont chargés, et les livrent à des tambours de carde d’où on peutfacilement les retirer.

Nous avons remarqué que les pinces ne sont pas mues par une chaînesans fin, mais seulement par des cames placées en tête de l’appareil.

On voit encore que cette deuxième machine anglaise a pour but de pei-gner des deux côtés à la fois les mèches de lin soumises à leur action, etd’employer des peignes détachés ayant un mouvement continu ; ce mou-vement, dans la partie travaillante, est vertical comme dans la machine deM. de Girard. Le lin est aussi pincé entre des mâchoires auxquelles ontransmet un mouvement de translation, mais ce mouvement a lieu dansune direction inclinée.

Nous croyons qu’il serait superflu de donner la description des diversesautres machines à peigner auxquelles, jusqu’ici, la peigneuse de M. deGirard, construite par M. Decoster, est encore bien préférée. Noussommes bien aise pourtant de mentionner les différents brevets pris enFrance pour cet objet, depuis un certain nombre d’années, afin de fairevoir combien l’on s’est occupé de ce sujet important.