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Tome premier.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

nable pour ne pas s’émousser ni se rompre ; du reste, on ne doit évidem-ment le tremper que dans sa partie extrême, puisqu’elle seule travaille.On est dans l’obligation de lui donner une grande longueur, parce qu’onest susceptible de travailler des pièces fort épaisses; sa longueur est d’ail-leurs limitée par la course qu’on peut lui donner, laquelle dépend duplateau circulaire H, qui forme manivelle, et qui est monté à l’extrémitéde l’arbre principal G. Sa largeur, ou plutôt la longueur de l’arête tran-chante horizontale qui termine sa partie inférieure, est ordinairementégale à la largeur de la rainure ou de la mortaise à faire.

Mais lorsqu’on rabote une surface extérieurement, on conçoit que lalargeur de l’outil peut être sensiblement augmentée, à moins, toutefois,que cette surface à raboter ne soit creuse ou courbe intérieurement ; dansce cas, il est bon de réduire la largeur de cet outil le plus possible.

Le porte-outil se compose simplement d’un prisme rectangulaire L, surla face extérieure duquel on a pratiqué, à la machine à raboter horizon-tale, une longue rainure droite o pour y ajuster le burin (fig. 5 et 6, pl. 7),et sur les deux faces latérales sont aussi pratiquées deux autres rainures p(fig. 1), moins longues et aussi étroites, dans lesquelles s’ajustent lesparties coudées en équerre des deux brides en fer N, qui, au moyen desvis de pression q , maintiennent le bec-d’âne à la hauteur convenable dansle porte-outil. Ces vis de pression sont aciérées par le bout, et, commel’outil est aussi en acier, il importe de placer entre elles et lui des piècesen fer r, qui ont la forme d’un T, afin que l’adhérence soit plus grande etque l’outil ne soit pas aussi susceptible de glisser.

Une ouverture rectangulaire est encore ménagée dans toute l’épaisseurdu porte-outil, pour recevoir la pièce à écrou et à tourillon J, qui doitl’assembler avec la bielle I, en permettant de régler sa position à une hau-teur convenable pour que l’outil lui-même puisse parcourir, dans son mou-vement , la hauteur voulue de la pièce à raboter. A cet effet, une vis derappel K, à filets quarrés, est adaptée à la partie supérieure du porte-outil , et traverse l’écrou J. Comme cette vis forme collet vers son extrémité,elle est maintenue en cette partie par une bride en fer m , attachée surdeux côtés du sommet du prisme, de sorte qu’en tournant la vis, à l’aided’une clé, la bielle et l’écrou étant placés dans la position extrême indiquéesur la fig. l re , et la machine étant en repos, on conçoit aisément que, commela pièce ne pourra ni monter ni descendre, il faudra de toute nécessité quela vis, et par suite le porte-outil, s’élèvent ou se baissent. Quand la posi-tion relative de ces pièces mobiles est réglée, on doit serrer très-fortementle petit écrou qui s’applique contre le prisme, afin de le lier avec la piècede manière à les rendre solidaires.

Les extrémités du prisme sont dressées convenablement sur les parties