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Tome premier.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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Sa base est une large semelle plane a, assise sur une forte pierre de taillesur laquelle elle est tenue par quatre boulons. Le poids du bâtis est suffi-sant pour qu’il se trouve naturellement assujéti. En avant, vers la droite,la partie inférieure présente la forme d’un fer à cheval b (fig. 11, pl. 8),dans lequel passent les copeaux de métal enlevés par le burin, et qui serendent dans la fosse circulaire ménagée au-dessous de la pierre d’assise.

Deux tourillons cylindriques sont aussi fondus avec le même bâtis, pourservir, comme on le verra plus loin, à porter la pièce principale du chariotet lui permettre de prendre une certaine inclinaison.

Le sommet c du bâtis présente une partie très-avancée, et se termine parune surface droite rectangulaire contre laquelle s’appuient les coulisseauxsupérieurs P du porte-outil (fig. 1, 2 et 6).

La partie du milieu c' est également avancée pour recevoir aussi, à sonextrémité, les coulisseaux inférieurs P du même porte-outil, et, en arrière,l’un des coussinets de l’arbre D. Cette partie doit être évidemment plusforte, plus large et plus épaisse que celle supérieure, parce qu’elle fatiguedavantage; mais afin qu’elles ne se trouvent pas isolées l’une de l’autre,et qu’elles soient au contraire solidaires, les constructeurs ont jugé utilede les relier par deux pièces de fer O, qui, réunies, forment une espèce delyre, et qui se trouvent solidement fixées par leurs extrémités à ces partiesavancées.

Comme l’arbre principal G, qui commande le porte-outil, doit être dansl’axe de la machine, il était utile de le faire traverser dans la longueur dubâtis ; on a donc ménagé dans ce dernier une ouverture cylindrique pourle passage de cet arbre, mais en ayant le soin de former autour un renfle-ment/, convenable pour ne pas lui retirer de la force. On a fait de mêmeautour des ouvertures ménagées dans la fonte, soit pour le passage de lavis de rappel X, qui sert à faire marcher le chariot, soit pour celui de lavis verticale V, qui permet de lui donner une certaine inclinaison.

De l’outil et du porte-outil. — Nous avons dit que l’outil destinéà couper le métal a, dans cette machine, la forme d’un bec-d’âne de me-nuisier; on peut le voir en effet sur les dessins où il est désigné par lalettre M (fig. 1, pl. 6, et fig. 5, 7 et 8, pl. 7). Seulement il importe de re-marquer que sa partie inférieure, la seule qui travaille, présente une sur-face un peu courbe, pour que l’arête tranchante coupe avec plus de faci-lité , et, en même temps, pour que cette face ne frotte pas sur toutel’étendue de la surface travaillée.

Cet outil est de plus dégagé sur les côtés, et vers la face postérieure, oùil présente moins d’épaisseur, afin qu’il ne frotte que par l’arête inférieuresur les deux faces latérales de la mortaise ou de la rainure qu’il doit pra-tiquer. Il est complètement en acier fondu et trempé à un degré conve-