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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
grandes du centre du plateau, puisqu’en desserrant son premier écrou onpeut la faire aisément glisser dans la coulisse de ce plateau, on varie àvolonté la course de la bielle et du porte-outil, ce qui est utile pour éviterles temps perdus, eu se réglant suivant la hauteur de la pièce. Il est évi-dent que lorsque la course est plus grande, on doit ralentir la vitesse duplateau, et réciproquement; comme le diamètre extérieur de celui-ci estde 0 m 48, on ne peut pas faire parcourir à l’outil plus de 0 m 40, c’est la hau-teur maximum qu’on peut raboter sur la machine ; il est extrêmement rareque l’on ait des pièces plus épaisses ou plus hautes, surtout pour être mor-taisées. La bielle I est assemblée à sa partie supérieure sur le tourillon quitermine la traverse en fer J ; elle peut y tourner librement, et est seule-ment retenue par une rondelle et une goupille [voiy. fîg. 14).
Chariot portant la pièce a raboter. — La pièce que nous suppo-sons devoir être travaillée est une roue de locomotive Q, dont le moyeu,les bras et la jante sont en fer forgé ; elle est placée horizontalement sur lasurface dressée du plateau mobile et circulaire en fonte R, et s’y trouveassujétie par des brides en fer plus ou moins épaisses, et des boulons àécrous dont les têtes traversent les longues entailles rectangulaires s ou /,ménagées à cet effet dans le plateau. Quatre de ces entailles, les premières,existent dans toute la longueur des rayons et présentent, en section, laforme d’un T (comme le montre la coupe fîg. 12, pl. 8 ). Les têtes de bou-lons s’y trouvent engagées sans être apparentes ; on a ménagé autour unequantité de fonte suffisante. Les quatre entailles s' sont pratiquées dansles parties les plus minces du plateau ; elles exigent d’introduire les bou-lons en dessous, tandis que les premières permettent de les introduire,soit par le centre, soit par la circonférence. Le contour extérieur du pla-teau est denté dans une partie de son épaisseur, et à cet effet, cette partiedentée est un peu plus grande de diamètre, afin d’engrener avec la vis sansfin S, formée au milieu de l’arbre même qui la porte. Il peut donc ainsirecevoir un mouvement de rotation très-lent, en tournant à la main la mani-velle t, que l’on a ajustée à l’une des extrémités de l’arbre ; par conséquentla pièce à travailler peut avoir aussi ce mouvement de rotation , ce qui, dureste, ne doit être employé que dans le cas où l’on rabote des surfacescourbes, comme le contour extérieur de l’œil d’une manivelle de machineà vapeur, par exemple.
Le moyeu du plateau est très-élevé et cylindrique, tourné extérieure-ment pour s’a juster avec soin dans le centre de la plaque mobile en fonte T,qui est alésée à cet effet. Cette plaque est rectangulaire, dressée sur sesdeux bords latéraux, en pans inclinés, pour glisser très-exactement entredeux coulisseaux en fer v, comme dans un support de tour à chariot. Al’une de ses extrémités, elle porte les coussinets à patte u, qui reçoivent