PUBLICATION INDUSTRIELLE. 113
devient alors complètement libre ) des pièces très-élevées, dont on voudraitraboter ou dresser la surface supérieure.
Dans ce cas, comme on avait à craindre que les deux côtés du bâtis netendissent à s’écarter, M. Cavé a fait exécuter, depuis l’établissement decette machine, des pieds en fonte (comme celui représenté fig. 3, pl. 9)qui se boulonnent à l’extérieur du banc, et sur les dés en pierre qui lessupportent; cette addition est évidemment très-essentielle.
Nous verrons dans la machine à raboter à outil mobile, construite parM. Decoster, la disposition très-heureuse des plateaux qu’il a appliqués àl’intérieur du banc pour recevoir les pièces à dresser; ces plateaux sontmontés sur des rebords intérieurs dressés, qui leur permettent de monterou de descendre, en conservant leur surface constamment horizontale , etau besoin, pour des pièces très-hautes, ils peuvent se démonter et laisser àdécouvert la fosse dans laquelle ces pièces peuvent se loger.
OBSERVATIONS.
VITESSE DU CHARIOT PORTE OUTIL, ET PRIX DE LA MACHINE.
La première machine à raboter à outil mobile, de M. Cavé, a été con-struite , comme nous l’avons dit, en 1835, époque à laquelle il fut chargéde fondre et de raboter de grandes et fortes plaques en fonte de fer, pourune manufacture de glaces. Ces plaques ne pesaient pas moins de 12 à14,000 kilogrammes.
La machine, seulement établie sur des massifs en pierre, ne paraissaitfaite que pour cet objet ; mais bientôt, reconnaissant la bonté de ce sys-tème , la marine chargea l’auteur de construire dans ses ateliers des ma-chines à raboter, avec des bancs en fonte de 8 mètres de longueur, et ca-pables de dresser des pièces de 2 mètres 50 de largeur. C’est alors queM. Cavé construisit la belle machine que nous venons d’étudier, et surlaquelle il a pu travailler la plus forte plaque que nous connaissions, et quipesait près de 14,000 kilogrammes (1).
Une telle machine, établie comme nous l’avons vue, entièrement enfonte et en fer, revient à 16 ou 17,000 francs, prise dans les ateliers duconstructeur. Exécutée sur des dimensions moindres, et pouvant dresserdes pièces de 1 mètre de largeur sur 2 m 50 de longueur, elle peut coûter6 à 7,000 fr.
Lorsqu’on rabote des pièces de fonte douce, on compte généralementsur une vitesse de translation de l’outil de 0 m 08 à 0 m 10 par seconde : ce-
(1) Dans la belle et grande fonderie de fer de M me Thiébam, à Paris , on a coulé une pla-que destinée à être rabotée, qui pesait plus de 20,000 kilogrammes.
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