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Tome premier.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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et autres corps légers, avant de les laisser entrer dans le cylindre. A lapartie inférieure, il existe aussi un ventilateur semblable au précédent, etqui a pour but de détacher du blé nettoyé la poussière qui serait restéesur sa surface après le nettoyage, mais qui ny est pas adhérente, et quunsouffle continu peut aisément enlever.

Les dimensions données à lappareil, comme la vitesse du tambour,doivent nécessairement influer sur le plus ou moins dénergie dont cetappareil est capable : aussi, avant darrêter celle de la machine actuelle,le constructeur a-t-il faire plusieurs essais, qui lont conduit à des ob-servations pratiques que nous sommes bien aise de mentionner.

En donnant au tambour mobile une hauteur de 2 mètres, et en le faisantmarcher avec une vitesse de 400 tours par minute, laction de lappareilest tellement vive, tellement énergique, que le blé quon soumet à cetteaction se trouve entièrement dépouillé de sa pellicule, il devient perlé. Onconçoit quun tel nettoyage est nécessairement trop avancé : il faut bien lerendre propre, enlever toute la poussière, toute la barbe attachée à sapellicule, mais il faut aussi conserver celle-ci, qui forme tout le son. Ce neserait évidemment pas une économie que de le perdre, puisque dans lafabrication on en tire un certain profit, ce quon ne pourrait faire sil étaitplein de poussière.

Si au contraire on diminue la hauteur du tambour et sa vitesse, ontombe dans linconvénient opposé ; le blé ne se trouve pas assez longtempsen contact avec les aspérités de la tôle crevée, et laisse par- beaucoup àdésirer sous le rapport du nettoiement.

Ajoutons encore que laction du cylindre est dautant plus grande queles tôles sont plus vives, plus récemment faites, et que lon nettoie unemoindre quantité de blé à la fois. Il faut donc que lusure des tôles ne soitpas trop rapide, car alors les frais dentretien et de chômage deviennentconsidérables, et lemploi de lappareil serait trop onéreux pour le fabri-cant. Il ne faut pas non plus que celui-ci le fatigue trop, en y faisantpasser une plus grande quantité de blé que celle quil peut réellementnettoyer. On conçoit donc que ce nest quune longue expérience qui a pumotiver les principales dimensions données au cylindre, et encore cesdimensions doivent-elles varier suivant les localités, suivant la nature desblés à nettoyer. Toutefois, il est évident que plus on donnera de diamètreau tambour et moins on le fera marcher rapidement, plus on conserverales tôles, proportion gardée sur la quantité des blés nettoyés. Cependanton ne peut donner au cylindre un diamètre trop grand, parce qualors ildevient plus difficile à construire et presque impossible à maintenir dans lemouvement sans fléchir. On a construit de ces appareils avec des tamboursde 40 centimètres seulement de diamètre ; mais étant obligé de les faire