PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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successivement établis. Aussi, depuis longtemps, il a eu l’idée d’un appa-reil bien simple, d’après lequel le blé, constamment frotté pendant lelavage, serait immédiatement séché, sans aucune interruption de travail,ce qui est évidemment de la plus grande importance pour de grands éta-blissements où toutes les opérations doivent être continues et exiger lemoins de main-d’œuvre possible. Jusqu’à présent cet appareil n’a pas étémis à exécution, l’auteur n’ayant pas trouvé une occasion favorable pourl’appliquer dans quelque grande usine où des expériences comparativespourraient être facilement faites. Nous ne pouvons en parler que commemémoire, espérant en donner plus de détails lorsqu’il sera mis en applica-tion , et que les bons résultats qu’on doit réellement en obtenir serontconstatés. Nous ne publierons donc aujourd’hui que le système de net-toyage par la voie sèche , qui est encore généralement en usage. Nous avonscru devoir choisir l’appareil de M. Cartier, qui paraît être le plus répandudepuis qu’on en a reconnu la supériorité sur les divers Tarares et d’autresappareils du même genre, employés jusqu’à ces derniers temps.
Le principe de cet appareil, qu’on nomme le plus souvent cylindre ver-tical, consiste dans un tambour mobile et vertical, enveloppé de tôle, ditetôle crevée , percée d’un grand nombre de trous dont les aspérités sontextérieures ; ce tambour est renfermé dans une chemise fixe, également entôle crevée, mais dont les aspérités sont intérieures, laissant entre elles etla surface du tambour un espace libre, qui est au plus de 25 millimètres.C’est dans cet espace libre qu’on laisse introduire le blé à nettoyer, lequeltombant par petite quantité se trouve, par le mouvement même du tam-bour, alternativement projeté contre la paroi intérieure de la chemise fixe etsa surface extérieure. Ainsi, d’un côté, il tend à descendre par son proprepoids, et de l’autre, il est projeté horizontalement par l’action de la forcecentrifuge; il ne peut donc arriver à la partie inférieure sans décrire unesuite de spirales ou d’hélices autour du tambour, et sans être froissé danstous les sens, par les aspérités de la tôle qui garnit ce tambour et son enve-loppe extérieure fixe; par conséquent, on peut dire qu’il n’est parvenu àl’extrémité du cylindre qu’après que sa pellicule est complètement net-toyée.
A la partie supérieure du tambour sont fixées quatre ailes de ventilateur,tournant avec lui d’un mouvement extrêmement rapide. Ce ventilateurest destiné à projeter au dehors de l’appareil les blés noirs (1), les pailles,
(1) Nous entendons par blés noirs des blés pourris, qui ne renferment qu’une poussièrede charbon, laquelle est tellement pernicieuse , que le bon blé qui en contient devient ex-trêmement sale, et exige un nettoyage très-énergique. Les blés noirs sont, comme on peutle penser, très-légers; aussi le ventilateur les projette facilement au dehors. Dans un appa-reil de lavage, ils surnagent toujours à la surface avec les pailles, d’où ils peuvent être aisé-ment enlevés.