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Tome premier.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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mouvement de rotation qui lui est imprimé, et l’amener de la tête à lapartie inférieure de l’appareil. Cette inclinaison n’est pas de 4 centim. parmètre ; ainsi, comme on donne généralement au cylindre une longueurde 4 mètres environ, on voit que la différence de hauteur verticale n’estpas de plus de 0 m 16 ; il est fermé à sa tête par un plateau en bois q, percéd’une ouverture circulaire qui donne passage au tuyau courbe m; et àl’autre bout, que nous n’avons pu figurer sur le dessin, il est égalementfermé par un plateau, ouvert à son centre et portant des palettes qui for-ment escargot, pour faciliter la sortie du blé en l’élevant de la partie infé-rieure jusque vers le centre.

Le cylindre cribleur est monté sur deux croisillons T, à quatre branchesen fonte à nervures, dont les pattes sont boulonnées avec les baguettes o ,et qui sont alésés au centre pour s’ajuster sur l’arbre de couche en fer S.L’une des extrémités de cet arbre est portée par une chaise en fonte r,garnie de coussinets en cuivre et boulonnée contre l’une des traverses in-férieures C 7 (fig. 5). L’autre extrémité est portée par un coussinet adaptédirectement sur la traverse horizontale supérieure qui joint les deux lon-gues tringles t, et plus loin ce même arbre porte une roue d’angle en fonte,à denture fine, de 0“50 de diamètre, commandée par un pignon d’anglede 0" 10 de diamètre au plus, qui lui communique une vitesse de 28 à 30tours par minute. L’arbre de ce pignon porte aussi une poulie d’un dia-mètre convenable, laquelle reçoit son mouvement de la poulie F placée surl’arbre de couche du cylindre vertical, afin que la marche du cylindre cri-bleur soit arrêtée en même temps que l’on interrompt le mouvement decelui-ci.

Au-dessous du cylindre est placée une auge ou coquille demi - circulaireen zinc U, adaptée à trois tringles de bois t et destinée à recevoir les graines,les petits blés qui ont traversé les tôles découpées; pour que ces grains neséjournent pas dans l’auge, comme celle-ci est fort peu inclinée, on acloué, sur les baguettes extérieures o du cylindre, des palettes en tôles,qui, frottant contre la paroi intérieure de la coquille, amènent, comme unevis sans fin, tous les petits blés et toutes les graines d’une extrémité àl’autre de l’appareil, d’où on les reçoit dans des sacs ou trémies séparées,soit pour les moudre à part, soit pour les revendre aux nourrisseurs.

Le bon blé sortant du cylindre cribleur est conduit directement auxmeules, soit par des conduits inclinés, soit par des vis d’Archimède à pa-lettes en tôle ou en bois, et renfermées dans des boîtes rectangulaires gar-nies de fer-blanc ou de zinc; quelquefois, quand on est susceptible d’em-ployer des blés durs et secs, ces vis sont remplacées par des cylindresmouilleurs en tôle pleine, dans lesquels on fait passer le blé avec un filetd’eau pour l’humecter.