PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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beaucoup de blés noirs, et qu’étant versés à la main dans le cylindre verti-cal, l’alimentation s’est effectuée d’une manière très-irrégulière; et cepen-dant, en 25 minutes, on a nettoyé complètement les 104 kilogrammes deblé, ce qui ferait 250 kilog. par heure, et 6000 kilog. ou environ 75 hecto-litres par 24 heures. Cette quantité correspond au travail que peut faire unmoulin de quatre à cinq paires de meules à l’anglaise, avec une puissancede 12 à 14 chevaux effectifs ; car on estime généralement qu’on peut moudreavec une paire de meules de 1“ 30 de diamètre, 15 à 16 hectolitres de bléen 24 heures, en obtenant de la bonne mouture pour le commerce (t).
Ainsi, dans tous les cas, un appareil comme celui que nous venonsd’étudier peut suffire à une usine de quatre paires de meules. Plusieursmoulins de cinq à six paires de meules n’emploient même aussi qu’un seulappareil; il est vrai qu’il fatigue alors davantage.
Le cylindre vertical, seul tout monté, avec ses engrenages et ses poulies,revenait à 1000 fr.; on peut aujourd’hui le vendre pour 800 à 900 fr., prischez le constructeur. Le prix du cylindre cribleur est à part, il peut reveniravec son mouvement à 500 ou 600 fr., quand on lui donne 4 à 5 mètresde longueur et 0 m 50 de diamètre, en y comprenant son auge demi-circu-laire. L’émotteur cylindrique et son mouvement sont estimés à 400 fr.
Cet appareil de nettoyage des blés a été appliqué par M. Cartier dans ungrand nombre d’établissements qu’il a montés ; nous croyons devoir citerici les plus remarquables :
Le beau moulin à vapeur de Perrache, à Lyon , dirigé avec tant d’acti-vité par M. Brondes; l’usine à vapeur de Vaise, de MM. Vachon père etfils, comprenant dix paires de meules; le grand établissement de Plom-bières-lès-Dijon, de MM. Gamot et compagnie, usine de premier ordre,qui comprend seize paires de meules à l’anglaise; les moulins de M. Ga-laire fils, à Port-sur-Saône; ceux de M. Tramois, à Neuville; de M. F.Perrot, à Fontaines ; de M. Pinet, à Beaumont, près Chalon-sur-Saône ;de M. Convert, à Bourg-en-Bresse , etc., etc.
Nous pouvons encore citer parmi les établissements plus proches de lacapitale, outre les moulins de la Béserve à Corbeil, ceux de M. Laperche,à Provins ; de M. Caillaux, à la Ferté-sous-Jouarre; de M. Nicolle, à Ban-tigny ; de M. Brajoux, à Dugny, et plusieurs autres dans différentes con-trées de la France .
Enfin, M. Cartier en a aussi établi plusieurs en Belgique , tels qu’àBruxelles, à Mons, à Jemmapes, à Charleroi , etc., etc.
(1) Voir les documents et les plans d’ensemble d’un moulin complet, publiés dans le