MACHINE
A RABOTER LES ÉCROUS,
AVEC DEUX BURINS MOBILES,
CONSTRUITE
Il y a peu d’années que l’on s’occupe de dresser la surface des écrous parprocédés mécaniques ; aussi on peut dire qu’il n’existe pas encore beaucoupd’établissements qui en fassent usage. Les outils employés à cet effet nesont pourtant pas très-compliqués ni très-dispendieux ; nous pensons quejusqu’ici ils ont été fort peu connus.
On peut distinguer deux espèces de machines pour dresser les écrous,et leur donner la forme extérieure rigoureusement géométrique, laquelleest généralement quarrée, hexagonale ou à six pans , et quelquefois,mais plus rarement, octogonale ou à huit pans.
La première espèce de machines, est celle dans laquelle l’outil employén’est autre qu’une fraise circulaire en acier fondu trempé, taillée sur uneface et sur son contour extérieur, avec des dents triangulaires, comme uneroue à rochet à fine denture. Cette fraise est fixée à l’extrémité d’un arbrehorizontal, auquel on donne un mouvement de rotation plus ou moinsrapide, et à cet effet il est monté comme sur une poupée de tour. L’écrouà raboter est enfilé sur une broche verticale fixée au milieu d’un chariotqui peut s’avancer très-lentement à mesure que la fraise tourne sur elle-même; quand une face est rabotée, on tourne le disque sur lequel l’écrouest placé, au moyen d’une alidade qui correspond à une division préala-blement faite au-dessous. Telles sont les machines anglaises employéesdans les ateliers du chemin de fer de Saint-Germain, de MM. J.-J. Meyeret Comp. à Mulhouse , et de plusieurs autres.
Dans chacune de ces machines on ne taille qu’une seule face de l’écrouà la fois; et comme on est toujours limité par la dimension de la fraise, à
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