PUBLICATION INDUSTRIELLE.
139
écrou, vissé un peu au-dessous de la base supérieure du socle. Dans decertaines machines fixes, comme celle-ci, le cylindre n’est pas rehaussé,mais repose directement sur le sol, ce qui oblige de placer l’arbre duvolant, l’excentrique, et tout le mouvement des tiroirs au-dessous du plan-cher, tandis qu’avec l’addition d’un piédestal, qui élève le cylindre, on al’avantage de laisser toutes ces pièces à découvert, et par suite, d’en rendrel’inspection et l’entretien faciles et commodes.
Un manomètre à air libre m est appliqué à la chemise pour faire con-naître au chauffeur le degré de tension de la vapeur, au moment de péné-trer dans le cylindre; le tube recourbé en syphon, dont ce manomètre estcomposé, se fixe par deux vis sur la fonte ; il est, de plus, surmonté d’uneplaque graduée, vis-à-vis laquelle joue un flotteur de liège qui surmontele mercure dont le manomètre est en partie rempli.
Le couvercle D, qui ferme le haut du cylindre et de son enveloppe, estd’une pièce tournée extérieurement, et formant un double fond ; il estouvert à son centre pour recevoir des étoupes ; celles-ci sont compriméespar un bouchon que l’on resserre à volonté, au moyen de trois boulons ;ce couvercle est ajusté avec soin sur la bride de l’enveloppe, et boulonnéaprès être mastiqué ; il porte aussi un vase à robinet /, que l’on remplitd’huile pour graisser l’intérieur du cylindre pendant la marche du piston.Ün sait qu’il importe, à cet effet, d’ouvrir le robinet pendant que le pistonremonte, et que le vide s’opère au-dessus de lui, afin que l’huile puissedescendre dans le cylindre ; il faut avoir le soin de le fermer dès qu’il arrivevers l’extrémité de sa course, sans quoi toute l’huile contenue dans le vaseserait projetée au dehors, parce que la pression de la vapeur intérieure estun peu plus élevée que celle de l’air extérieur. Toutefois, lorsque le vaseest fermé bien hermétiquement, comme on l’a supposé dans le dessin, onpeut éviter cette fuite.
Avec la chemise B sont fondues trois tubulures : la première, vers lemilieu de sa hauteur, est circulaire, et s’assemble par des boulons avecl’extrémité du tuyau de vapeur a; la seconde d, vers la partie supérieure,est rectangulaire, et communique avec la grande boite de distribution E ;la troisième et dernière c, un peu plus élevée au-dessus de la précédente,établit aussi une communication avec la même boîte, mais en même tempsavec le cylindre à vapeur. Ainsi, on voit que, pendant la marche de la ma-chine, l’espace annulaire existant entre ce cylindre et son enveloppe, estconstamment plein de vapeur qui, arrivant directement de la chaudièrequi l’a produite, échauffe le cylindre et le maintient à très-peu près à lamême température que lui, par conséquent sa pression intérieure peutêtre considérée comme égale à celle mesurée par le manomètre appliqué àla chemise.