PUBLICATION INDUSTRIELLE. 167
Et comme on compte 75 kilogrammètres pour la puissance d’un cheval-vapeur, ce travail est donc égal à
6386 t 75 = 47,81 chevaux.
Force effective supérieure à celle pour laquelle la machine a été livrée.
Si la vitesse du piston était égale à un mètre par seconde, on trouveraitque cette puissance, divisée par la surface entière du piston en centimètresquarrés, donnerait
3586 7 5755 = 0 k 623
pour la pression effective par centimètre quarré; mais comme cette vitesseest de l m 1076 par seconde, cette pression effective se réduit à 0 k 562.Ainsi le rapport du travail réel obtenu à la puissance de la vapeur dans lachaudière est de
0 k 562;l k 20 = 0,47,
c’est-à-dire au moins de 47 pour 100. Mais, si on tient compte du refroi-dissement de la vapeur en arrivant au cylindre, et du défaut de vide dansle condenseur, lequel résultant de la vapeur non condensée , produit, surla face opposée à l'action de la vapeur sur le piston, une pression qui sou-vent n’est pas moins de 0 k 15 par centimètre quarré, on devra dire que lapression réelle de la vapeur sur le piston n’est pas de plus de l k par centi-mètre quarré. Alors le rapport du travail utile à la pression de la vapeursur le piston devient
0,56:1 = 0,56 ou 56 pour 100.
Ainsi, les 0,44 de la force dépensée, en dehors du travail obtenu, ontété employés
1° Pour vaincre les frottements du piston à vapeur dans le cylindre ;
2° Pour ouvrir et fermer les tiroirs et soupapes ;
3° Pour vaincre les frottements de tous les tourillons et des tiges;
4° Pour compenser les pertes de vapeur de toutes espèces ;
5° Pour le mouvement du piston de la pompe à air ;
6° Pour celui des pompes à eau froide et à eau chaude ;
7° Pour vaincre les frottements des engrenages et des tourillons de laroue hydraulique ;
8° Pour compenser les pertes d’eau dans le mouvement de cette roue.
On peut, sans erreur sensible, estimer que la perte de force expriméedans ces deux derniers articles est d’environ 7 pour 100, par conséquenttoute la différence de force dépensée serait absorbée dans le mouvementde la machine. Ainsi, en ajoutant ces 7 pour 100 aux 56 pour 100 trouvésprécédemment, nous pourrons dire que la force réelle de la machine àl’arbre du volant est à très-peu près égale à 0,63 de celle de la vapeur sur