PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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les pièces (fig. 3 ) , ou les pinces en fer l, au moyen desquelles on centreet on adapte la pièce à percer ou à aléser ; ces entailles permettent auxboulons, aux pinces ou aux tocs de se rapprocher ou de s’écarter du centreà volonté. Au besoin, on peut encore pratiquer, de distance en distance ,dans l’épaisseur du plateau, des trous carrés servant au même usage.
A l’autre extrémité de l’arbre est ajustée une contre-pointe en acier i,contre laquelle on fait butter une vis de pression h, dont le bout est aussiaciéré ; cette vis est taraudée dans l’épaisseur de la bride en fer à oreilles/,que l’on retient à distance contre la poupée, au moyen de deux goujonscylindriques g, dont un bout se visse dans l’épaisseur même de la fonte.Comme, pendant le travail, la poussée de l’outil se fait presque toujours ducôté de la poupée fixe, on conçoit que l’embase de l’arbre tendrait àpresser fortement contre les premiers coussinets <1, et produirait ainsi unfrottement considérable ; la vis buttante h a pour effet d’éviter ce frotte-ment, en s’opposant à la poussée, et on peut aussi empêcher que l’arbre neprenne du jeu dans le sens de sa longueur. ])’un autre côté, les chapeauxen fer e, placés au-dessus des joues de la poupée, maintiennent aussi lescoussinets, au moyen d’une vis de pression qui les traverse dans leurmilieu, et par suite, on serre les collets de l’arbre au degré convenable; letourneur doit apporter la plus grande attention à régler le serrage de cescoussinets, pour qu’ils ne soient ni trop lâches ni trop durs, parce quel’arbre jouerait ou prendrait une force considérable pour être mis en mou-vement. Chacun des chapeaux en fer e est fixé sur les joues de la poupéepar des vis à tête carrée, qui y sont taraudées. M. Carlier, mécanicien àParis , qui s’occupe spécialement de la confection d’outils de toute espèce,et qui apporte dans ce travail les plus grands soins, construit beaucoup detours semblables à celui-ci ; il dispose les chapeaux des coussinets de ma-nière à cacher complètement les têtes des vis qui les fixent sur les poupées,comme nous l’avons représenté sur le détail fig. 10. Cette disposition per-met de nettoyer le tour avec plus de facilité. On peut voir un tour completet un beau support à chariot de ce constructeur dans le 2 e vol. de ce recueil.
Mouvement de l’arbre du tour. — Ce tour étant destiné à percer,à aléser, ou à tourner des pièces de différentes natures, comme de diffé-rentes dimensions, il importe de pouvoir varier la vitesse de l’arbre; àcet effet, il porte, d’une part, un cône en fonte H, ou poulie à quatrediamètres, dont les gorges extérieures sont tournées légèrement bom-bées. Ces poulies sont fondues d’une même pièce avec le pignon droit Ide 2ï centimètres, et ajustées libres sur l’arbre E ; un croisillon enfonte et à quatre branches J, aussi ajusté libre sur cet axe, soutient lapoulie la plus grande, avec laquelle il est assemblé ( voyez la coupe verti-cale fig. 3).