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Tome premier.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

tourner, et dont lautre bout porte une lame dacier q, tenue par une clavette.

La pièce que lon veut aléser conique est un manchon en fonte O, placéprès du plateau du tour, puis centré et maintenu par quatre pinces à vis /,boulonnées contre ce plateau ; on suppose un premier trou venu de fonteà cette pièce.

On conçoit déjà que si lon place la poupée R de manière que laxe delalésoir S ne soit pas sur le prolongement de la ligne daxe du tour, maisfasse, au contraire, un certain angle avec celle-ci, et que si lon fait avan-cer cet alésoir à laide de la vis de rappel Q, que lon placerait dans lamôme direction; on conçoit, disons-nous, que la lame q devra former unesurface conique. Seulement il importe que cette lame nait, pour sa plusgrande largeur, que le plus petit diamètre du trou à obtenir, et quelle netravaille que dun côté, comme on la indiqué sur le plan (fig. 2). Il im-porte aussi, pour placer lalésoir dans la direction convenable, de se rendrebien compte de la différence entre le plus grand et Je plus petit rayon desdeux bases extrêmes du trou conique à aléser; cest cette différence quiévidemment détermine langle que doit faire larbre du tour avec laxedu porte-lame et de la vis de rappel, placée sur son prolongement pourla faire avancer.

Une fois ce porte-lame réglé, bien mis en place, lalésage peut se faireseul comme précédemment, la vis de rappel Q étant commandée de lamême manière. On conçoit quil peut aussi bien aléser des surfaces cylin-driques , mais dans ce cas larbre du tour na pas besoin dêtre percé;seulement il faut prendre plus de précaution, en employant ce moyen,pour placer laxe du porte-lame exactement dans laxe de la poupée üxe.Avec ce système, on peut aussi avoir lavantage daléser des extré-mités darbres en fonte ou en fer, pour recevoir, par exemple, despointes aciérées qui doivent y être ajustées coniques. Larbre à aléser ainsiest alors porté par la pointe de la poupée fixe, dune part, et par unelunette placée le plus près possible de lautre extrémité. On évite, de cettesorte, lemploi des mèches demi-rondes qui coûtent dautant plus à con-fectionner quelles ne peuvent servir que pour des ouvertures de mêmediamètre, et quil en faut, par suite , un très-grand nombre ; et dailleursces mèches demi-rondes demandent beaucoup dattention et dintelligencede la part de louvrier, pour ouvrir des trous bien exacts.

M. Thiébaut aîné , habile fondeur en cuivre à Paris , et en même tempslun de nos premiers fabricants pour la confection des rouleaux propresà limpression des étoffes, vient de faire confectionner, dans ses ateliers,un tour spécial pour aléser aussi des pièces coniques, et qui présente ce^,avantage de pouvoir faire un cône très-prolongé, ce qui peut être très-pré.cieux pour certaines pièces.